Patricia Matondo appelle les femmes à briser le silence et à soutenir les victimes des violences basées sur e genre 

Photo/ Droits tiers
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La campagne annuelle 16 jours d'activisme contre les violences basées sur le genre (VBG) a été lancée le 25 novembre à Kinshasa par le Ministère de genre, famille et enfant. Contactée à ce sujet, Patricia Matondo, présidente de l'ONG Parlement des femmes, invite les femmes à dénoncer tout acte de violence à leur égard pour prévenir les VBG.

"Pour mettre fin à ce fléau, les femmes doivent apprendre à briser le silence en se soutenant mutuellement, en évitant de minimiser ou de se moquer de celles qui sont victimes des VBG. La société civile, le gouvernement et toutes les parties prenantes engagées dans cette lutte doivent organiser des conférences et ateliers pour sensibiliser les jeunes filles à connaître leurs droits. Faire des campagnes de sensibilisation contre la dépravation des mœurs, tout en insistant sur l'habillement de la jeune fille et sa manière d'utiliser les réseaux sociaux," a-t-elle dit.

Et de poursuivre : "en cas de VBG, la femme doit se défendre en criant au secours. » Ensuite, se rendre dans un poste de police pour dénoncer et faire arrêter le coupable. C'est vrai que c'est très gênant pour une femme d'en parler, mais elle doit s'armer du courage pour surmonter et dénoncer. Enfin, aller à l'hôpital pour se faire examiner."

Elle appelle toutes les femmes victimes de violences à rester fortes, à partager les expériences pour aider à prévenir, contacter les associations qui militent pour les droits de la femme pour en parler, discuter, être orientées, et trouver des psychologues pour une bonne prise en charge.

La campagne 16 jours d'activisme vise à sensibiliser toutes les couches sociales à prévenir et à éliminer les violences liées au genre pour un avenir meilleur et sans violence à l'égard des femmes et des filles.

Nancy Clémence Tshimueneka