Une jeep de marque Land cruiser appartenant à la Croix-Rouge a été attaquée ce mercredi 6 juillet en pleine journée au village Kapiola, à 35 kilomètres au sud de Tshikapa, a appris ACTUALITE.CD des sources de la Croix-Rouge locale.
" Des hommes armés non identifiés ont attaqué, à l'aide des armes à feu, notre véhicule qui revenait de Kamonia avec à son bord huit personnes. Deux balles ont transpercé l'une des portières laissant des impacts visibles. Heureusement, il n'y a eu ni mort ni blessé ", explique Emmanuel Nsampula, chargé de communication de la Croix-Rouge à Tshikapa.
Sur la même route et le même jour, un négociant en diamants travaillant pour une société libanaise implantée à Kamonia, cité minière située à 75 kilomètres de Tshikapa, a également été attaqué.
" Les hommes armés lui ont ravi une somme de 1200 USD et un colis de diamant dont la valeur est estimée à 2.500 USD ", indique, pour sa part, la police nationale congolaise.
Cette dernière ajoute que des agents de la CENI en mission à Kamonia pour la cartographie électorale et leurs conducteurs des motos ont été attaqués et leurs matériels arrachés.
" Les agents de la CENI qui se rendaient à Kamonia pour les opérations de cartographie sont aussi tombés entre les mains de ces hommes armés. Ils leur ont arraché téléphones, argent et d'autres effets personnels. Même sort a été réservé à leurs conducteurs des motos qui le transportaient ", fait savoir la PNC.
Une autorité coutumière proche du lieu des incidents confirme les faits et révèle que les activités dans son agglomération sont restées paralysées toute la soirée de mercredi, la population ayant pris peur.
La même autorité coutumière précise en outre que des éléments des FARDC en poste non loin du lieu des attaques ont échangé des tirs avec les hommes armés et que ces derniers ont réussi à s'enfuir.
Des cas d'insécurité sont régulièrement rapportés dans les environs immédiats de la ville de Tshikapa depuis le mois de mars dernier. De plus en plus, les routes qui conduisent vers les sites miniers deviennent incertaines. Dans une déclaration à la presse en mai dernier, le gouverneur du Kasaï, Me Dieudonné Pieme, avait attribué cette insécurité aux éléments réfractaires de l'ex milice Kamuina Nsapu.
Sosthène Kambidi, à Kananga