RDC : des femmes expriment leurs attentes de Sama Lukonde et son gouvernement
Photo. Droits tiers

Activistes sociales et défenseures des droits des femmes, Deborah Nyamungabo, Chantal Faida et Marie Josée Bunsana livrent leurs attentes et leurs visions par rapport au  gouvernement Jean-Michel Sama Lukonde. 

« D’après les témoignages que nous avons reçus le concernant, Sama Lukonde est respectueux des principes dans l’exercice de ses fonctions. Il lui sera important de faire de même pour ce poste qui lui est accordé », dit Deborah Nyamungabo, secrétaire générale adjointe du Parti National de la nouvelle Energie du Congo (PNEC) et activiste des droits des femmes.

Chantal Faida quant à elle, se réserve de croire en l’engagement de Sama Lukonde en faveur du bien-être de la population car, « ne l'ayant pas encore vu à l'œuvre en tant que premier ministre ». 

Le social, la paix et la sécurité, trois éléments clés du mandat de Sama Lukonde

Deborah Nyamungabo espère que le mandat de Jean Michel Sama Lukonde sera focalisé sur l’amélioration des conditions sociales de la population. « Cet aspect est le plus important actuellement. A travers le social, nous voyons aussi l’éducation des jeunes et des enfants. Il faudra y songer pour préparer l’avenir et contribuer au développement du pays », dit-elle. A Marie Josée Bunsana, présidente du Cartel des femmes politiques leaders actives de renchérir, « nous espérons qu'il va apporter de l'innovation, la bonne gouvernance et la sécurité aux congolais. Il n'a pas droit à l'échec ni à l'erreur parce qu'il en va de la survie de la nation. »

« Nous recommandons le respect des textes qui régissent le Congo. », soutient Chantal Faida. Et de poursuivre, « en RDC, nous avons un arsenal juridique impressionnant mais les animateurs gouvernementaux ne se mettent pas vraiment à l'œuvre. C'est notamment le cas pour les questions relevant de la sécurité. La constitution reconnaît en son article 16 que la vie humaine est sacrée. Les crises humanitaires et les catastrophes naturelles qui surviennent dans le pays démontrent pourtant le contraire. Le président n'est pas responsable devant le parlement mais plutôt le premier ministre. Il met en œuvre la politique du Chef de l'État et lui rend compte. »

Inclusivité et respect des échéances électorales

Par ailleurs, les trois femmes recommandent la représentation de toutes les couches de la société et l’organisation des élections dans les meilleurs délais. « On aimerait également voir l'implication des femmes, des jeunes, des personnes vivant avec handicap, des peuples autochtones et d'autres groupes marginalisés dans son gouvernement. Cela permettra à chaque couche de contribuer au développement du pays », soutient Marie-Josée Bunsana.   

Chantal Faida aborde la question des échéances électorales. « Nous avons attendu les réformes électorales mais elles n'arrivent pas. Nous attendons voir le budget 2022 du gouvernement Sama Lukonde avec des lignes budgétaires consacrées aux élections qui soient suffisantes. Dans un nouveau régime, on ne doit pas décrier les mêmes choses » a-t-elle insisté.

Pour Deborah Nyamungabo, « ces éléments trouvent leur fondement dans la constitution du pays et ne constituent pas une faveur à l’endroit de la population ». 

Pour rappel, Jean-Michel Sama Lukonde, 43 ans, était jusque-là Directeur général à la Gécamines S.A. Il a commencé son activisme politique en 2003 entre Lubumbashi et Likasi. C’est en 2006 qu’il sera élu député national à Likasi. En 2019, il est parmi les membres fondateurs du parti Avenir du Congo (ACO) où il exercera notamment la fonction de secrétaire général adjoint.

Prisca Lokale

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