Florimond Muteba à propos de la plainte déposée par José Makila: « Nous sommes en train de constituer le collectif pour réagir et défendre l’ODEP et la population »
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José Makila Sumanda a porté plainte contre l’Observatoire de la Dépense Publique (ODEP) pour diffamation et imputations dommageables. Dans un rapport sur la gestion de la société Transport du Congo (Transco), la plateforme des organisations de la société civile œuvrant dans la secteur des finances publiques, pointe la responsabilité supposée de l’ancien Vice-premier ministre chargé des transports et voies de communication, sur certaines pratiques jugées floues.

Dans une lettre citée et brandie par l’ODEP, José Makila Sumanda avait encouragé et autorisé le Directeur Général de Transco à obtenir un découvert bancaire d’un montant de 910 000 USD auprès d’une banque « afin d’assurer le bon fonctionnement de Transco durant la période électorale et post-électoral (…) et ce, en attendant le recouvrement des créances de l’établissement essentiellement auprès de l’Etat congolais. 

« Après la suspension du Directeur général Michel Kirumba, cette ligne de crédit a été mis à jour à hauteur de 400.000 USD, à la demande de son adjoint Andrew-John Bongi Blackson, le 9 mars 2019. Nous jugeons cette procédure opaque, d’autant plus qu’elle n’a jamais été déclaré dans les rapports comptable de Transco, ni dans son bilan », explique le rapport l’ODEP dans son rapport. 

Dans une interview accordée à ACTUALITE.CD, Professeur Florimond Muteba, président du conseil d'administration de l’ODEP, persiste. 

« Nous avons des échanges entre lui et la société, les réactions du Directeur général et les courriers adressés. Nous avons tout cela. Il l’a autorisé. Nous ODEP, nous n’affirmons pas des choses en l’air. Nous travaillons toujours sur base des faits. Le moment venu nous mettrons toutes ces preuves à la disposition de ceux qui veulent l’avoir. Nous sommes sereins. Notre réaction se fera d’une manière rationnelle. Nous sommes en train de constituer le collectif pour réagir et défendre l’ODEP et la population ». 

Et d’ajouter:

« Combien de gens meurent dans les bus appelés esprit de mort, les wewa, les taxis jaunes? Transco était un espoir à son lancement. Cet espoir a été transformé en cauchemar, mais par qui? La direction de Transco et l’autorité de tutelle. Voyez-vous toutes les personnes qui souffrent tous les jours ».

Il explique que la situation est d’ailleurs plus grave.

« La descente aux enfers de Transco, il l’a vécue. Il l’a cautionné. Il l’a accompagnée, moi à sa place je ferai profil bas. Tout cela va être étalé au grand jour. Je ne parle même pas des conditions de travail des agents. Je ne parle pas de cette société où on déclare 15 millions de USD des recettes par an alors que ceux qui travaillent dans la même société disent que c’est 24 millions. Je ne parle des marchés de gré à gré ».

L’ODEP demande ainsi aux cours et tribunaux de se saisir d’office du dossier, d’ouvrir des enquêtes et entendre toutes les personnalités impliquées dans « l’affaire Transco ». D’abord les deux anciens Ministres des transports et voie de communication (2013-2019), le premier pour avoir acheté des bus en violation de la procédure des marchés publics en vigueur. Le second pour avoir ordonné en décembre 2018 un emprunt de USD 910.000 auprès d’une banque, « utilisés pour la campagne électorale en lieu et place de la relance de la société ».

 

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