You are using an outdated browser. For a faster, safer browsing experience, upgrade for free today.
Diaporama
Slide 1 selected
Catégorie

Après trois années d’inondations, pourquoi Kinshasa reste-t-elle aussi vulnérable ?

Inondation Kinshas

Crues soudaines, débordement de rivières et glissements de terrain : Kinshasa reste exposée à plusieurs risques simultanés alors que la République démocratique du Congo vient de connaître une troisième année consécutive de graves inondations, selon un rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

En 2025, les inondations ont fait au moins 165 morts dans la capitale, déplacé plus de 7 000 personnes et affecté plus de 60 000 habitants.

Les pluies intenses enregistrées au début du mois d’avril ont provoqué des crues soudaines, le débordement de la rivière Ndjili et des glissements de terrain, indique l’organisation.

Ce bilan montre que la vulnérabilité de Kinshasa ne tient pas à un seul phénomène. Certains quartiers sont exposés aux débordements des cours d’eau, tandis que les populations installées sur ou au pied des versants sont menacées par les éboulements.

La répétition des catastrophes soulève également la question de l’adaptation de la ville. L’OMM constate que la RDC a été sévèrement touchée par les inondations en 2023, 2024 et 2025, mais son rapport ne détaille ni les travaux de prévention réalisés pendant cette période ni les éventuelles améliorations apportées aux systèmes d’alerte et d’évacuation.

L’organisation insiste plus largement sur l’importance de disposer de données hydrologiques ouvertes, actualisées et suffisamment précises. Ces informations doivent permettre de surveiller les cours d’eau, de cartographier les zones à risque et d’alerter les populations avant les épisodes extrêmes.

Des lacunes subsistent également dans l’évaluation des dégâts. Pour Kinshasa, l’OMM fournit un bilan humain, mais aucune estimation des pertes économiques ou des dommages causés aux habitations, aux commerces et aux infrastructures.

Cette absence de chiffrage complique l’évaluation des investissements nécessaires pour réduire les risques et déterminer si les mesures adoptées après chaque catastrophe sont suffisantes.

Le rapport établit ainsi la récurrence et la gravité des inondations, sans attribuer précisément les responsabilités dans la vulnérabilité de la capitale.

Pour répondre complètement à cette question, il faudrait confronter ses constats aux politiques d’urbanisation, aux capacités de drainage, à l’occupation des zones exposées et aux budgets consacrés à la prévention par les autorités congolaises.