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RDC : l’ONU note une hausse de plus de 200 % des violences sexuelles liées au conflit en août

Photo ACTUALITÉ. CD

Le Bureau conjoint des Nations unies pour les droits de l’homme (BCNUDH) a rendu publiques ses principales tendances sur la situation des droits de l’homme en République démocratique du Congo pour le mois d’août dernier. Il fait état d’une situation demeurée préoccupante, notamment en raison de l’insécurité persistante dans le pays, particulièrement dans sa partie orientale.

Dans le volet consacré aux violences sexuelles liées au conflit (VSLC), le BCNUDH rapporte 65 incidents ayant touché 230 victimes, dont 166 femmes et 64 filles. Selon le rapport, cela représente une augmentation de 202 % par rapport au mois de juillet, qui avait enregistré 76 victimes, dont 42 femmes et 34 filles.

Le BCNUDH attribue cette hausse notamment à la persistance des violences dans les zones de conflit.

À l'en croire, ces incidents se sont produits dans la partie orientale du pays, secouée par la rébellion du FRN de Joseph Kabila et par les ADF. Le Sud-Kivu arrive en pôle position, avec environ 46 % des victimes, soit 103 femmes et une fille, suivi du Nord-Kivu, avec environ 37 %, de l’Ituri, avec environ 17 % des victimes, dont 6 femmes et 33 filles, puis du Tanganyika, où une fille a été recensée.

« Aucun cas n’a été enregistré au Maniema à cause des difficultés d’accès », précise le document consulté par ACTUALITÉ.CD.

Par ailleurs, le BCNUDH indexe des acteurs étatiques, notamment les FARDC, comme responsables de violences sexuelles ayant touché 21 victimes, dont 8 femmes et 13 filles, soit environ 9 % de l’ensemble des victimes documentées.

Parmi les groupes armés, l’ex-AFC/M23 arrive en tête avec 151 victimes, dont 135 femmes et 16 filles, représentant environ 67 % du total. Il est suivi de Chini ya Tuna, avec 24 victimes, dont 3 femmes et 21 filles ; des Nyatura, avec 18 victimes, dont 12 femmes et 6 filles ; des ADF et de divers groupes Maï-Maï, avec 3 victimes chacun ; de la Force de résistance patriotique de l’Ituri (FRPI), avec 2 victimes, toutes des femmes ; puis des FDLR, de l’Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain (APCLS) de Janvier, des Wazalendo et de la CODECO, avec une victime chacun.