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RDC : Jean-Pierre Lihau lance les travaux de la commission paritaire gouvernement-banc syndical sur la politique salariale pour « une juste rémunération »

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Le vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, de la Modernisation de l’administration et de l’Innovation du service public, Jean-Pierre Lihau Ebua, a ouvert ce vendredi 6 novembre à Kinshasa les travaux de la commission paritaire gouvernement-banc syndical, sur fond des recommandations des experts du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. Pendant deux jours, soit du 6 au 7 novembre, les experts devront examiner ces recommandations, les inputs ainsi que les éventuels amendements en vue de l’adoption d’une politique salariale.

Dans son allocution, ce membre du gouvernement a souligné que la nouvelle politique salariale, dont il a annoncé la présentation du projet de décret ce vendredi en Conseil des ministres, devra régir la répartition des rémunérations dans l’ensemble de la République démocratique du Congo. Il a salué l’avènement d’une réforme censée garantir la justice sociale et une juste rémunération, précisant qu’elle ne se confond pas avec une simple grille barémique.

« Nous sommes en train d'aller vers une nouvelle ère. Nous sommes en train de faire naître l'espérance dans le cœur de beaucoup de compatriotes, beaucoup de Congolais qui servent l'État sans une juste rémunération. Le président de la République souhaite que cette page soit tournée. Évidemment, nous avons mis en place toute une série de principes. Et j'insiste sur le fait que la nouvelle politique salariale n'est pas à confondre avec tout simplement une grille barémique. C'est vraiment l'ensemble des principes qui vont désormais guider la répartition des rémunérations », a déclaré Jean-Pierre Lihau.

Selon lui, cette nouvelle politique salariale devra notamment lutter contre les disparités entre les administrations, entre Kinshasa et les provinces, ainsi que contre les inégalités et les écarts de rémunération « parfois injustifiés, injustes, et qui ont longtemps fracturé notre société ».

« Il ne s'agira plus d'aller de réformette en réformette, d'aller à Biwa, d'aller à ceci, d'aller à cela. Il va s'agir maintenant d'avoir une politique qui va définir clairement la politique salariale avec le droit de chacun, avec la correspondance des grades entre régimes, régime militaire, régime civil entre différents corps de l'État », a ajouté Jean-Pierre Lihau.

Pour sa part, le premier vice-président de l’Intersyndicale nationale de l’administration publique (INAP), Bienvenu Mulenda, a salué l’engagement du gouvernement à mettre en œuvre une politique salariale visant à corriger les disparités dans les traitements des agents de carrière des services publics de l’État. Selon lui, cette réforme permettra de résorber les écarts injustifiés entre administrations, notamment en matière de rémunération et de primes, tout en apportant des réponses à la problématique des agents non payés.

Il estime que cette politique salariale constitue une avancée vers l’équité sociale et l’équilibrage des rémunérations au sein de l’administration publique. Le premier vice-président de l’INAP assure que les organisations syndicales travailleront au sein des commissions annoncées par le gouvernement afin de formuler des propositions répondant aux préoccupations des agents de l’État.

Par ailleurs, alors que des dénonciations relatives au népotisme et aux privilèges accordés à certains candidats lors du recrutement dans la fonction publique se multiplient, le vice-Premier ministre Jean-Pierre Lihau a annoncé l’instauration d’un concours obligatoire avant tout recrutement dans les services publics. Cette mesure vise à promouvoir la méritocratie au sein de l’administration.

Samyr LUKOMBO


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