Le processus politique en République démocratique du Congo a franchi une nouvelle étape le jeudi 27 août 2026. Dans une adresse à la nation, Félix Tshisekedi a officiellement lancé le cadre du « Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État ».
Prévu pour une durée maximale de trois mois, le processus doit débuter par des consultations populaires dans les 26 provinces avant de se poursuivre par des assises nationales à Kinshasa. Le chef de l’État présente cette démarche comme une réponse aux crises sécuritaire et politique que traverse le pays.
Félix Tshisekedi a cependant fixé plusieurs lignes rouges. L’AFC/M23 et les groupes armés considérés comme soutenus par des intérêts étrangers ou par le Rwanda sont exclus du processus. La présidence refuse également que le dialogue devienne un cadre de partage de postes ou de remise en cause des institutions issues des élections de 2023.
L’opposition rejette, pour sa part, cette initiative. La Coalition Article 64 (C64), qui regroupe notamment Martin Fayulu et Moïse Katumbi, dénonce de simples « consultations publiques ». Le FCC de Joseph Kabila réclame un dialogue neutre, inclusif et placé sous médiation internationale.
Les opposants redoutent notamment une révision de la Constitution pouvant permettre à Félix Tshisekedi de briguer un troisième mandat après 2028. Ils maintiennent ainsi leur appel à la mobilisation et annoncent une marche nationale de protestation le 15 septembre 2026.