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Les armes ne seront plus un raccourci vers le pouvoir [Tribune]

ACTUALITE.CD

Le dialogue annoncé par le président Félix shisekedi va marquer une rupture claire avec certaines pratiques qui ont trop longtemps affaibli notre démocratie.

Le Chef de l’État a posé une ligne rouge sans ambiguïté : « Aucune conquête militaire ne pourra être convertie en légitimité politique. »

Cette position est essentielle.

On ne peut pas prendre les armes contre la République, semer la désolation, verser le sang des Congolais, puis revenir au nom de l’inclusivité pour réclamer les avantages, les fonctions ou la légitimité que l’on n’a pas obtenus par les urnes.

Pendant trop longtemps, dans notre histoire politique, la rébellion a parfois fini par devenir un raccourci vers les institutions. Cette logique doit cesser.

Le dialogue ne doit pas être une blanchisserie politique. Il ne doit pas transformer la violence en mérite ni l’insurrection en moyen d’ascension politique.

Il doit servir à rapprocher les Congolais, consolider la cohésion nationale et renforcer la République.

La paix ne signifie pas l’impunité. La réconciliation ne signifie pas l’oubli. Et l’inclusivité ne signifie pas la récompense de ceux qui ont choisi les armes.

La légitimité politique doit désormais provenir d’une seule source : le peuple souverain.

On accède au pouvoir par les urnes, pas par les armes.

Élie Nkumbi wa Nkumbi, directeur de cabinet adjoint au ministère de l'Intérieur et sécurité


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