À quelques jours de l’arrivée du président de la République, Félix Tshisekedi, à Mbuji-Mayi, la tension reste vive au sein de la Minière de Bakwanga (MIBA). Jean Mayamba Kalombo, président du Collectif des enfants des travailleurs de la MIBA et lui-même travailleur de cette société, a appelé ce mardi 25 août à une grève générale pour exiger le paiement des arriérés de salaires.
Dans une déclaration, il critique notamment l’attitude de la délégation syndicale qui, selon lui, aurait accepté le paiement de trois mois de salaire sur les huit mois d’arriérés réclamés par les travailleurs.
« Les ministres et députés se vantent d’avoir défendu le principe du paiement des trois mois. Mais qu’ont-ils fait pour l’affaire de 50 millions annoncés par le président de la République ? Et là, on parle de 3 mois sur les 8 d’arriérés de salaire. En quoi ça va nous aider en ce moment de la rentrée scolaire ? », s’interroge Jean Mayamba Kalombo.
Il estime que le paiement de seulement trois mois ne permettrait pas aux travailleurs de faire face à leurs difficultés, notamment en cette période de rentrée scolaire.
« Pour moi, on doit faire la grève. Ça ne sert à rien de recevoir les trois mois. Au moins six mois. Ce n’est pas de l’aumône, c’est notre droit. Arrêtons tout ! Nous devons nous prendre en charge », ajoute-t-il.
Jean Mayamba appelle également à la démission de la délégation syndicale de la MIBA, qu’il accuse d’avoir accepté un compromis jugé insuffisant par une partie des travailleurs.
Cette prise de position intervient alors que les agents de la MIBA ont déjà organisé plusieurs mouvements de protestation pour réclamer le paiement de leurs salaires et la relance des activités de l’entreprise.
Le 14 août dernier, les travailleurs avaient notamment bloqué l’accès au polygone minier de la société à Mbujimayi, à l’aide de barricades et de pneus brûlés. Ils réclamaient plusieurs mois d’arriérés de salaires ainsi que la relance effective des activités de la MIBA.
Michel Cyala