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Cessez-le-feu dans l’Est de la RDC: Washington salue la première mission de surveillance de l’EJVM+, « une étape importante » transformant les engagements écrits en actions concrètes pour la paix

ACTUALITE.CD

La première mission de surveillance du cessez-le-feu conduite par l’EJVM+ à Minembwe, dans la province du Sud-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo, dans le cadre du processus de Doha mené sous l’égide de l’État du Qatar, marque une étape importante dans la mise en œuvre concrète des engagements pris pour mettre fin aux violences dans l’Est de la RDC, une région en proie à l’instabilité sécuritaire depuis maintenant plus de trois décennies. Telle est la position des États-Unis d’Amérique, autre acteur engagé dans la recherche de la paix dans la région et impliqué dans les efforts visant à résoudre la crise entre Kinshasa et Kigali.

Dans une réaction ce mardi 25 août 2026, Massad Fares Boulos, conseiller principal du président des États-Unis pour les affaires arabes et moyen-orientales et conseiller principal pour l’Afrique au Département d’État américain, a salué le déroulement de cette première mission de surveillance ainsi que la coopération des différentes parties. Pour Washington, le mécanisme de surveillance constitue un élément essentiel pour vérifier le respect des engagements pris par les parties et favoriser un climat de confiance dans une région confrontée depuis plusieurs décennies à des conflits armés et à une importante crise humanitaire.

« La première mission de surveillance du cessez-le-feu menée hier par l’EJVM+ dans l’est de la RDC marque une étape importante, transformant les engagements écrits en actions concrètes pour instaurer la paix sur le terrain. Les États-Unis saluent cette mission et la coopération des parties », a écrit sur X Massad Fares Boulos, considéré comme l’un des principaux responsables américains impliqués dans les efforts diplomatiques en Afrique au sein de l’administration Trump.

Au-delà de la vérification du cessez-le-feu, les États-Unis considèrent la surveillance comme un moyen susceptible de contribuer à la protection des populations civiles et à la consolidation du processus de paix. Dans sa déclaration, le diplomate américain a également tenu à reconnaître le rôle joué par la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO).

« Une surveillance efficace peut renforcer la confiance, protéger les civils et contribuer à créer les conditions d’une paix durable dans l’est de la RDC. Nous remercions également le personnel de la MONUSCO pour le travail accompli qui a permis la réalisation de cette mission », a affirmé Boulos.

Le déploiement de cette mission à cette date faisait suite aux engagements convenus à l’issue de la retraite d’évaluation tenue du 17 au 21 août en Suisse entre les représentants de Kinshasa et ceux de l’AFC/M23. Selon le communiqué final rendu public à l’issue de cette rencontre, les deux parties ont notamment évalué l’état de mise en œuvre de l’Accord-cadre signé à Doha et adopté une feuille de route pour la poursuite des négociations sur les différents protocoles restants, en vue de parvenir à la signature d’un accord de paix censé rétablir la paix et l’autorité de l’État dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC) 

La première mission de vérification du cessez-le-feu à Minembwe était perçue comme le premier test concret sur le terrain des nouveaux engagements pris au terme de ce nouveau round de discussions menées en Suisse dans le cadre du processus de Doha. Selon la source citée, elle intervient après une mission de reconnaissance effectuée le 20 août avec l’appui logistique de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO), destinée à préparer cette opération de vérification.

Ce mécanisme, voulu et réclamé par les partenaires de la RDC engagés dans les initiatives diplomatiques visant à résoudre la crise sécuritaire, s’inscrit dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu signé à Doha entre les deux parties en octobre 2025. Toutefois, sa mise en place, en prélude à son déploiement effectif, intervient dans un contexte où Kinshasa et l’AFC/M23 continuent de s’accuser mutuellement de nouvelles attaques contre les civils et de violations des engagements pris.

La mise en place de ce dispositif ne date pas d’aujourd’hui. Elle remonte à l’accord de cessez-le-feu signé à Doha entre les représentants du gouvernement de la République démocratique du Congo et les délégués de l’AFC/M23 en octobre 2025, qui prévoyait déjà un mécanisme chargé d’en vérifier l’application. Les termes de référence, le mandat, la composition et le mode de fonctionnement de ce mécanisme ont ensuite été adoptés le 2 février 2026, toujours à Doha, sous l’égide de l’État du Qatar.

Le Mécanisme conjoint élargi de vérification du cessez-le-feu (EJVM+) a pour mission de surveiller l’application du cessez-le-feu, d’enquêter sur les violations signalées et d’en rendre compte. L’Union africaine, le Qatar et les États-Unis y participent en qualité d’observateurs. Formalisé lors des pourparlers de Montreux, en Suisse, en avril dernier, ce mécanisme vise à assurer une surveillance conjointe du respect de la trêve entre Kinshasa et l’AFC/M23. Son déploiement effectif, marqué par l’arrivée récente d’officiers congolais à Goma, intervient toutefois dans un contexte où les deux parties continuent de s’accuser mutuellement de violations du cessez-le-feu.

Conformément à la résolution 2808 (2025), qui prolonge le mandat de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) jusqu’au 20 décembre 2026, la Mission est autorisée à appuyer la mise en œuvre du cessez-le-feu permanent ainsi que du mécanisme de vérification convenu entre les parties à Doha, notamment en apportant un soutien logistique et technique

Clément MUAMBA


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