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Ebola en RDC: la riposte renforcée dans les six provinces touchées, un dispositif spécial prévu pour la rentrée scolaire (Gouvernement)

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La République démocratique du Congo fait face à une nouvelle extension de la 17ᵉ épidémie de maladie à virus Ebola. Selon la situation épidémiologique présentée au Conseil des ministres, un premier cas positif a été confirmé dans la province du Bas-Uélé le 12 août 2026, portant à six le nombre de provinces affectées par l’épidémie, à savoir l’Ituri, la Tshopo, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uélé et le Bas-Uélé. L’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie.

Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba, a présenté cette situation lors de la 96ᵉ réunion du Conseil des ministres, tenue vendredi 14 août 2026 à la Cité de l’Union africaine, à Kinshasa, sous la présidence du chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

L’arrivée du virus au Bas-Uélé constitue une nouvelle évolution de l’épidémie, qui touche désormais six provinces. À cette occasion, le ministre de la Santé a également présenté les différentes mesures prises pour renforcer la riposte dans cette nouvelle zone affectée.

« Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale a évoqué les actions urgentes de riposte qui ont été entreprises au Bas-Uélé ainsi que d’autres qui ont été intensifiées dans d’autres provinces, notamment le recours au vaccin ERVEBO, homologué contre la souche Zaïre et Bundibugyo, et l’introduction du traitement antiviral par REMDESIVIR chez les patients atteints, dans le but de venir à bout de cette épidémie », rapporte le compte rendu de la réunion, lu par le porte-parole du gouvernement.

Un dispositif conjoint pour la rentrée scolaire

En prévision de la prochaine rentrée scolaire 2026-2027, poursuit le compte rendu de la réunion, le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba, a été complété par sa collègue, la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, sur le dispositif conjoint à mettre en place dans les zones de santé touchées par l’épidémie d’Ebola. Cette coordination entre les secteurs de la santé et de l’éducation vise notamment à renforcer les mesures de prévention et de surveillance dans les établissements scolaires situés dans les zones affectées.

Le choléra également sous surveillance

Dans un autre registre, la note d’information consacrée à la situation épidémiologique du pays est également revenue sur l’épidémie de choléra.

« En ce qui concerne l’épidémie de Choléra, le Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale a eu l’occasion de faire le point sur les différentes tendances et les actions qui sont menées dans le cadre du dispositif de riposte », renseigne le compte rendu de la réunion.

Une riposte confrontée à plusieurs difficultés

La République démocratique du Congo fait ainsi face à sa 17ᵉ épidémie de maladie à virus Ebola, qui continue de progresser dans le pays. L’apparition de nouveaux cas dans plusieurs provinces a porté à six le nombre de zones provinciales affectées.

Malgré l’expérience acquise par la RDC dans la gestion des précédentes flambées d’Ebola, la riposte reste confrontée à plusieurs obstacles, notamment dans les zones où les infrastructures sanitaires sont fragiles et où l’insécurité complique l’accès des équipes aux populations.

En Ituri, première province touchée et épicentre de l’épidémie, les mouvements de grève de certains prestataires engagés dans la riposte ont notamment perturbé certaines opérations. Les agents concernés dénoncent des retards dans le paiement de leurs primes ainsi que des conditions de travail difficiles. Des mouvements de grève ont notamment affecté des centres de traitement Ebola à Bunia.

Les autorités gouvernementales ont reconnu les retards dans le paiement des primes et annoncé des mesures visant à régulariser la situation, notamment à travers la validation des listes du personnel et la digitalisation progressive du système de paiement.

À ces difficultés s’ajoute l’insécurité persistante dans plusieurs zones affectées. Les attaques contre certaines structures de santé et les déplacements de populations compliquent le travail des équipes chargées de la surveillance, de la recherche des contacts et de la prise en charge des malades.

Cette situation est particulièrement préoccupante dans les zones de conflit de l’est du pays, où les mouvements de population peuvent favoriser la propagation du virus et rendre plus difficile le suivi des personnes ayant été en contact avec des cas confirmés.

Clément MUAMBA