You are using an outdated browser. For a faster, safer browsing experience, upgrade for free today.
Diaporama
Slide 1 selected
Catégorie

Marche de l’opposition : la CNDH note une atteinte aux droits humains par des personnes munies d'armes blanches à Limete ayant empêché la progression de la manifestation 

Des personnes munies d'armes blanches pour empêcher la marche de l'opposition

La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), qui affirme avoir déployé une mission d’observation et de monitoring sur le terrain mardi 15 septembre, relève une atteinte aux droits humains lors de la marche de la Coalition article 64 (C64) à Kinshasa.

Un communiqué de cette institution publié ce jeudi 17 septembre, relève la présence des personnes armées d’armes blanches ayant perturbé le caractère pacifique de la manifestation au niveau des 12e, 11e et 10e rues, dans la commune de Limete.

Selon ses premières constatations, des fauteurs étaient notamment munis de machettes, de bâtons et d’autres objets contondants empêchant ainsi la progression des manifestants venus de l’Échangeur de Limete vers le point de chute prévu, au siège de l’ECiDé, sur le boulevard Triomphal.

La CNDH salue par ailleurs les efforts consentis par l’Hôtel de ville de Kinshasa, la Police nationale congolaise et les acteurs politiques de l’opposition pour parvenir à un accord sur les itinéraires de la manifestation. Elle dit également encourager les attitudes observées chez les manifestants et les forces de l’ordre au cours de la marche.

Toutefois, l’institution d’appui à la démocratie condamne le recours à la violence et rappelle l’importance de garantir l’intégrité physique des personnes, la protection des biens et la sécurité de tous. Elle appelle les responsables des partis politiques ainsi que les différents acteurs de la vie publique à privilégier la tolérance, la retenue et le dialogue « afin de préserver la paix sociale et l’exercice pacifique des libertés publiques ».

La CNDH précise que son enquête se poursuit. Les informations recueillies sur le terrain sont en cours de consolidation en vue de l’élaboration d’un rapport sur les incidents. Elle recommande notamment l’ouverture d’une enquête indépendante afin d’identifier les auteurs matériels et intellectuels des faits incriminés.

Ces premières constatations interviennent alors que la C64 a, de son côté, annoncé jeudi l’adoption de mesures de « légitime défense » contre toute entrave à ses activités publiques.

La coalition affirme qu’un cadre de l’ADD Congo, Manassé Lomboto Bomengola, est décédé après avoir été blessé lors des violences du 15 septembre. Elle attribue ce décès à des membres de la « Force du progrès ».

La C64 fait également état de plusieurs blessés graves et de dégâts matériels, sans avancer de bilan chiffré. Elle a annoncé la publication d’un bilan détaillé des violations qu’elle affirme avoir recensées à Kinshasa et dans d’autres villes du pays.

Lire ici: Marche de la C64 à Kinshasa : comment la grande masse de l'opposition partie de l’échangeur de Limete n’a pas atteint le siège de l’Ecide, point de chute de la manifestation

Samyr LUKOMBO