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L’UDPS/Tshisekedi qualifie d’« échec » la manifestation de la C64 et annonce à son tour une marche le 22 septembre en soutien notamment au référendum

photo ACTUALITE.CD

Le parti présidentiel, UDPS/Tshisekedi, a qualifié jeudi, d’échec la marche organisée mardi dernier par la coalition de l’opposition C64 pour défendre l’ordre constitutionnel et s’opposer au changement de la Constitution. Devant les militants, Augustin Kabuya, secrétaire général de ce parti a indiqué que l’opposition n’existe que par la manipulation et sur les réseaux sociaux, sans réelle popularité sur le terrain.

« Ces gens-là (NDLR : Coalition C64) représentent une poignée d’individus qui fonctionnent uniquement sur la base des réseaux sociaux et des manipulations. Aujourd’hui, même au niveau de l’Occident, ils savent mieux qu’il n’y a pas une opposition en République démocratique du Congo. Les policiers étaient plus nombreux que les manifestants. Il s’agit d’une opposition affaiblie qui n’existe que sur les réseaux sociaux », a déclaré Augustin Kabuya.

En son tour, l’UDPS annonce une marche à travers le pays le 22 septembre en soutien notamment au dialogue et au référendum en vue de changer la constitution. 

L’annonce d’Augustin Kabuya intervient dans un climat politique marqué par une forte confrontation entre le pouvoir et une partie de l’opposition, notamment la Coalition C64, autour de l’avenir institutionnel de la République démocratique du Congo. Au cœur de cette bataille politique figurent notamment la proposition de loi fixant les conditions d’organisation des référendums en RDC, le débat sur l’évolution du cadre constitutionnel, notamment la réforme de la Constitution, ainsi que le dialogue national annoncé par le président Félix Tshisekedi.

La question du référendum cristallise particulièrement les positions. L’opposition y voit un enjeu susceptible d’avoir des implications sur l’équilibre institutionnel et les dispositions constitutionnelles relatives aux mandats présidentiels. Elle redoute notamment que la réforme constitutionnelle puisse permettre à Félix Tshisekedi de briguer un nouveau mandat au-delà de ses deux mandats prévus par la Constitution, dont le second arrive à échéance en 2028.

De son côté, le camp présidentiel défend le processus au nom de ses objectifs politiques et institutionnels, notamment la nécessité, selon ses responsables, de renforcer l’État, tout en réfutant les accusations selon lesquelles la réforme viserait à maintenir Félix Tshisekedi à la tête du pays au-delà des limites constitutionnelles.

Au sujet du dialogue national, l’opposition rejette également le format proposé par Félix Tshisekedi, qui appelle à l’inclusivité en prenant en compte toutes les forces politiques et sociales, y compris celles qui ont pris les armes, notamment l’AFC/M23, que Kinshasa accuse d’être soutenue par le Rwanda. Le pouvoir congolais privilégie, pour sa part, les cadres de dialogue déjà engagés à Doha et à Washington pour traiter les questions liées à la crise sécuritaire dans l’est de la RDC et aux relations avec le Rwanda.

Clément MUAMBA


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