Toujours lors du Space live organisé par Stanis Bujakera Tshiamala, Lambert Mende a été interrogé sur la condition posée par le président Tshisekedi aux acteurs armés souhaitant participer au dialogue national : une désolidarisation préalable de l'agression, que beaucoup, dans l'opposition, interprètent comme une exclusion de facto.
Sa réponse a été sans détour : « C'est un minimum, je pense. » Il a justifié cette position en rappelant que la voie judiciaire aurait pu, selon lui, être bien plus sévère : « Que des gens qui, normalement, ayant participé à une agression contre leur pays, devraient se trouver devant des juges, se voient seulement proposer d'aller à Kinshasa, c'est-à-dire de renoncer à cet acte de trahison pour pouvoir retrouver leur place dans la famille de leur nation. Mais je pense qu'on ne peut pas aller plus loin que ça. »
Il a ensuite retourné l'accusation d'exclusion contre ceux qui la formulent, en interrogeant ce que signifierait, à l'inverse, une participation sans condition : « Qu'est-ce que ça veut dire "exclusion" ? C'est-à-dire qu'on doit accepter que des gens qui continuent à collaborer avec ceux qui sont en train de dévaster, de massacrer leur peuple, doivent venir quoi ? Prendre le pouvoir dans ce pays parce qu'ils ont massacré les Congolais sans pénitence, sans faire amende honorable ? Cela n'est pas justifiable, ce n'est pas acceptable. »