Invité vendredi du live Space animé par Stanis Bujakera Tshiamala, Carbone Beni a tenu à clarifier sa position et lever toute ambiguïté sur son évolution depuis les années Filimbi.
Sur sa nature, l'ancien détenu de l'ANR a été catégorique : il n'est pas devenu un homme politique au sens classique du terme. « Je reste membre de la société civile parce que je ne suis pas membre d'un parti politique », a-t-il affirmé. Depuis 2022, il dirige l'ONG Ikonia, axée sur la gouvernance publique, les ressources naturelles et le leadership des jeunes.
S'il a effectivement fondé Le PACTE, Patriotes en Action pour l'Émergence de la République, après Filimbi, Carbone Beni tient à distinguer les deux démarches. Là où Filimbi et la Lucha se positionnaient dans la revendication pure, PACTE ambitionne selon lui d'aller plus loin : « préparer, former et projeter une gestion ou même des responsabilités étatiques dans le futur. »
Sur la question de son silence, il a reconnu que son manque de visibilité publique « a pu créer des doutes », comprenant que les citoyens s'interrogent sur sa présence. Mais sur le fond, sa ligne n'a pas bougé d'un iota : « J'ai combattu les glissements hier, je les combattrai aujourd'hui et à jamais. J'ai combattu le troisième mandat hier, je combattrai toute tentative de troisième mandat aujourd'hui et à jamais. J'ai dénoncé la répression, je le dénoncerai toujours. »
Des mots forts, qui replacent Carbone Beni dans la continuité de son combat de 2015-2018, mais qui relancent aussi une question centrale : entre les convictions affichées et l'engagement visible sur le terrain, où en est concrètement l'action ?