Une découverte inhabituelle a été signalée mardi dans la localité de Makumo, en territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri. Une arme de guerre ainsi que plusieurs munitions ont été retrouvées à l’intérieur de l’enceinte d’une église, suscitant inquiétude et interrogations au sein de la population locale.
Selon des sources locales, l’arsenal a été découvert dans des circonstances qui restent encore à élucider. L’identité du propriétaire de l’arme ainsi que les motivations de sa présence dans ce lieu de culte demeurent inconnues.
Cette découverte intervient dans une région régulièrement confrontée à l’activisme des groupes armés et à des défis sécuritaires persistants, renforçant ainsi les préoccupations des habitants.
Réagissant à cette situation, la société civile de Makumo a appelé les services de sécurité à ouvrir sans délai une enquête afin de faire toute la lumière sur cette affaire.
" La population a besoin de connaître l'origine de cette arme et les circonstances qui expliquent sa présence dans un lieu de culte. Une enquête sérieuse est nécessaire pour éviter les rumeurs et rassurer la communauté ", a déclaré un responsable de la société civile locale.
Les acteurs communautaires craignent que cette découverte ne crée un climat de psychose dans une zone déjà fragilisée par l'insécurité.
" Les églises sont des lieux de prière et de refuge spirituel. Voir une arme de guerre découverte dans un tel endroit est préoccupant. Les autorités doivent identifier les responsables afin de prévenir tout risque pour la population ", a-t-il ajouté.
La société civile exhorte également les habitants à garder leur calme et à collaborer avec les services compétents si des informations utiles peuvent contribuer à l'enquête.
Jusqu'à présent, aucune communication officielle n'a été faite par les autorités militaires ou policières concernant les résultats préliminaires des investigations.
La découverte relance toutefois le débat sur la circulation illégale des armes dans certaines zones du territoire de Mambasa, où les efforts de stabilisation se poursuivent malgré la persistance de poches d'insécurité.
Freddy Upar, à Bunia