Le gouvernement de la République démocratique du Congo a indiqué ce vendredi 5 juin, que plus de la moitié des quinze migrants en provenance des USA, admis sur le territoire congolais, ont déjà quitté le pays pour regagner leurs pays d'origine. Les autorités congolaises soulignent que d'autres départs sont attendus dans les prochains jours dans le cadre de ce même processus.
"À ce jour, plus de la moitié des quinze ressortissants admis sur le territoire national le 17 avril 2026 dans le cadre de ce dispositif ont déjà quitté la République démocratique du Congo pour regagner leurs pays d'origine. D'autres départs interviendront incessamment dans le cadre de la mise en œuvre du dispositif", précise le communiqué du ministère de la Communication.
Selon le gouvernement, "ces évolutions confirment le caractère strictement transitoire, temporaire et limité dans le temps de ce mécanisme, tel qu'annoncé dès son lancement” tout en clamant “son attachement au respect de la souveraineté nationale, des lois de la République et des intérêts supérieurs de la Nation”.
Le dispositif d'accueil temporaire de ressortissants de pays tiers avait été annoncé par les autorités congolaises au mois d'avril 2026. Dès sa mise en place, le gouvernement avait insisté sur son caractère provisoire, précisant que les personnes concernées ne seraient accueillies en RDC que pour une période limitée avant leur retour dans leurs pays d'origine ou leur réinstallation dans d'autres destinations.
Cette décision avait toutefois suscité de vives critiques de la part de plusieurs partis d'opposition ainsi que de certaines organisations de la société civile. Ces dernières estimaient que cet arrangement risquait de porter atteinte à la souveraineté nationale et l'ont interprété comme une démarche visant à renforcer les relations entre Kinshasa et l'administration du président Donald Trump.
La question avait également été évoquée au Parlement, où plusieurs élus avaient appelé à un débat sur les contours et les implications de ce dispositif. Cependant, jusqu'à ce jour, aucun débat parlementaire de fond n'a été organisé sur ce dossier.
Clément MUAMBA