Retour Katumbi : Kamitatu pose ses conditions, « D'abord la libération des prisonniers politiques, d'abord le passeport »

Moise Katumbi en meeting le 27 novembre à Bukavu
Moise Katumbi en meeting le 27 novembre à Bukavu

Le retour de Moïse Katumbi en République démocratique du Congo n'est pas pour demain. Interrogé sur le sujet lors du Space live animé ce lundi par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, Olivier Kamitatu a posé des préalables clairs, tout en laissant entendre que le pouvoir actuel est loin de les réunir.

La première condition est sans ambiguïté : la libération de tous les prisonniers politiques. Certains croupissent depuis trois ans dans les cachots ou à la prison militaire de Ndolo, sans accès à leur dossier, parfois sans avocat, avec des familles laissées sans soutien. 

« Ils ne sont coupables de rien », a martelé Kamitatu. Il a également exigé la restitution du passeport de Katumbi et la levée des condamnations qu'il juge injustes contre plusieurs opposants.

Ces préalables ne sont pas nouveaux, a-t-il précisé. Ils avaient été actés par écrit lors des consultations menées par la CENCO et l'ECC dans le cadre de leur initiative de dialogue inclusif. Mais cette initiative est aujourd'hui lettre morte. 

« De dialogue inclusif, il n'est même plus question », a-t-il constaté avec amertume, dénonçant ce qu'il appelle « une espèce de foire et d'arrogance » qui règne à Kinshasa, où l'on parle désormais ouvertement de troisième mandat et de présidence à vie.

Pour Kamitatu, la question du retour de Katumbi ne peut se poser isolément. Elle s'inscrit dans un cadre plus large : celui du retour de toutes les forces politiques vers leur pays. Un horizon qui s'éloigne, selon lui, à mesure que « le rêve inaccessible d'un troisième mandat a envahi les esprits d'une certaine partie de la classe politique ».