L’Inspection générale des mines (IGM) a annoncé la création d’une « Garde minière », une unité paramilitaire chargée de sécuriser le secteur extractif en République démocratique du Congo, selon un communiqué publié lundi.
Cette unité spéciale est destinée à sécuriser l’ensemble de la chaîne d’exploitation des minerais sur le territoire national, a précisé l’IGM, évoquant une mesure visant à « assainir » le secteur, notamment en luttant contre les pratiques contraires à la gouvernance, à la transparence et à la traçabilité.
Le déploiement progressif de plus de 20.000 agents est prévu d’ici fin 2028 dans les 22 provinces minières placées sous la supervision de l’IGM. Un premier contingent de 2.500 à 3.000 recrues doit être constitué à l’issue d’un processus de sélection, puis formé pendant six mois en collaboration avec la Maison militaire.
Selon le calendrier communiqué, le recrutement doit débuter en mai 2026, suivi de la formation entre juin et décembre, et du déploiement du premier contingent opérationnel en décembre 2026. Une couverture complète des besoins sécuritaires est annoncée pour fin 2027 dans le Grand Katanga et le Grand Orientale, avant une extension à l’ensemble des provinces minières fin 2028.
Le programme, financé à hauteur de 100 millions de dollars, s’inscrit dans des partenariats avec les Etats-Unis et les Emirats arabes unis, et doit s’appuyer sur des infrastructures d’entraînement déjà opérationnelles.
Parmi ses missions figurent la sécurisation des sites miniers, l’escorte des minerais depuis les zones d’extraction jusqu’aux unités de traitement et aux postes frontaliers, ainsi que le remplacement progressif d’éléments des forces de défense actuellement déployés dans les zones minières.
Créée par un décret du 9 juin 2023, l’Inspection générale des mines est chargée du contrôle, de l’audit et de la lutte contre la fraude dans le secteur minier. Son inspecteur général, Rafael Kabengele, est en fonctions depuis le 12 janvier 2026.