L’opposant Martin Fayulu s’est de nouveau attaqué à l’ambition clairement affichée du régime de Kinshasa de réviser la Constitution du 18 février 2006. Sur X, ce mardi, le leader de la coalition Lamuka redoute une voie périlleuse aux « conséquences dangereuses» de réviser la loi fondamentale dans une période de chaos sécuritaire, où l’État est contré par la présence de plusieurs administrations parallèles.
«Réviser notre Constitution aujourd’hui, dans un contexte de chaos où une partie du territoire est occupée par le Rwanda, où l’autorité de l’État s’érode, où des administrations parallèles prolifèrent et où le peuple souffre chaque jour, c’est s’engager sur une voie périlleuse, aux conséquences dangereuses», estime l’opposant.
Comme d'aucuns au sein l’opposition congolaise, Martin Fayulu souligne que «le problème de la RDC n’a jamais été le texte constitutionnel, mais le refus persistant de le respecter», et que même la Constitution révisée ou changée, ceux qui la violent ne connaîtront pas une transformation.
«Nos ennemis ne sont pas uniquement à nos frontières. La soif du pouvoir au détriment du peuple constitue une menace intérieure tout aussi grave. La sagesse bantoue nous enseigne la prudence face à l’irréversible. Que ceux qui jouent avec le destin de 120 millions de Congolais prennent la mesure de leur responsabilité, avant qu’il ne soit trop tard. Les hommes passent. La Nation demeure», a interpellé l’ex candidat à la présidentielle.
Lundi, le Secrétaire permanent de l’Union sacrée, coalition au pouvoir fragilisée en interne, avait appelé toutes les couches sociales à apporter des propositions en vue des réformes constitutionnelles, annonçant la mise sur pied d’une commission devant évaluer et résumer ces avis, dont un rapport final sera transmis à Félix Tshisekedi.
Samyr LUKOMBO