La ministre Belge de l'asile et de la migration, Van Bossuyt, est en mission en République démocratique du Congo. Dans un contexte d’explosion de demandes d’asile des Congolais, soucieux d'élire domicile en Belgique, cette officielle du Royaume de Belgique a rencontré ce lundi 13 avril à Kinshasa, le vice-premier ministre de l’intérieur et sécurité, à qui elle a livré des informations sur la situation migratoire dans son pays.
Après échange, Mme Van Bossuyt a souligné que les demandes d’asile des Congolais en Belgique ont doublé de 2023 à 2025, soit de 1250 à 2500 en deux ans. Par conséquent, elle décourage les démarches des Congolais en raison de son faible taux de protection internationale en Belgique, qui est de 10% seulement cette année.
« En Belgique, on reçoit de plus en plus de demandes d’asile des Congolais. En 2023 il y avait 1250 demandes et, en deux ans, le chiffre a doublé, donc 2500 demandes. Mais le taux de protection internationale qu’on donne est de 14%, et c’est à 10% cette année même. C’est important de donner la bonne information aux Congolais que ça ne vaut pas la peine d’aller en Belgique pour demander l’asile, parce que la chance est presque rien», a-t-elle déclaré.
Par ailleurs, Van Bossuyt juge inacceptable d’aller en Belgique avec un visa de court séjour et demande l’asile après expiration, stratégie utilisée par plusieurs Congolais aujourd’hui restés dans la capitale européenne. En novembre dernier, le Directeur général de l’Office des étrangers, Freddy Roosemont de Belgique, a avait indiqué que la plupart de ces demandes introduites par des Congolais sont constituées de fausses déclarations et de faux documents, et servent uniquement à obtenir un titre de séjour, et constituent donc un détournement de procédure. Ces demandes, disait-il, sont systématiquement rejetées et les personnes aboutissent souvent dans la clandestinité, sans bénéficier d’aucune aide financière, avant d’être retournées au pays.
Samyr LUKOMBO