La cité de Tushunguti, chef-lieu du groupement Ziralo, dans le territoire de Kalehe (Sud-Kivu), est de nouveau sous contrôle des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les combattants wazalendo, après une brève occupation par les rebelles de l’AFC/M23.
Cette agglomération stratégique située à la frontière entre le Sud-Kivu et le Nord-Kivu, était tombée aux mains des rebelles le 7 avril 2026 à l’issue d’affrontements avec les wazalendo. Moins de 48 heures plus tard, une contre-offensive de l’armée a permis sa reconquête.
D’après des d’ACTUALITE.CD, les opérations militaires ayant conduit à la reprise de Tushunguti ont été lancées depuis les axes de Biriko et Busurungi, dans le territoire de Walikale (Nord-Kivu). Les combats, décrits comme particulièrement intenses, ont contraint les éléments de l’AFC/M23 à se replier, abandonnant leurs positions face à la pression des FARDC et de leurs alliés.
La reprise de cette localité permet notamment d’écarter, au moins temporairement, la menace qui pesait sur Biriko, dans le groupement Waloa Loanda (Walikale).
Sur le plan humanitaire, les conséquences de ces affrontements restent préoccupantes. Plusieurs sources font état de déplacements massifs de populations civiles ayant fui les combats vers des localités jugées plus sûres, notamment Biriko, Busurungi, Mandje et Hombo. Le bilan humain et matériel n’est pas établi à ce stade.
Sur le terrain, des sources sécuritaires indiquent que les FARDC et leurs alliés poursuivent actuellement des opérations de sécurisation. Elles visent à consolider leurs positions à Tushunguti et dans les villages environnants, dans un contexte sécuritaire encore volatile dans cette partie de l’est de la République démocratique du Congo.