Depuis le 29 mars jusqu’au 1er avril 2026, plusieurs villages du groupement d’Ikobo, en territoire de Walikale au Nord-Kivu, font face à un afflux important de populations déplacées ayant fui les violences armées dans la région.
Selon des sources locales, les villages de Buleusa, Rusamambu et Kateku ont accueilli des familles en provenance de Buhondo, situé au nord-est de Buleusa, ainsi que des localités de Lusogha, Kyaghala, Mirangi et Kaanja, dans la chefferie de Bwito en territoire de Rutshuru. Ces populations ont fui des affrontements opposant les wazalendo aux rebelles de l'AFC/M23.
Arrivés dans des conditions extrêmement précaires, la plupart des déplacés ont abandonné tous leurs biens pour échapper aux violences. Des témoignages concordants évoquent des familles arrivées sans vivres, sans abris et sans effets personnels, accentuant ainsi leur vulnérabilité.
Les premières statistiques recueillies font état de 579 ménages accueillis à Buleusa, 437 ménages à Rusamambu et 286 ménages à Kateku, soit un total de 1 302 ménages déplacés enregistrés dans ces trois villages par le comité local chargé de mouvements des populations.
Face à cette situation, les besoins humanitaires sont jugés urgents, notamment en nourriture, abris, soins de santé et articles ménagers essentiels. Les capacités d’accueil des communautés hôtes, déjà limitées, sont fortement mises à l’épreuve.
Les acteurs locaux lancent un appel à l’intervention rapide des organisations humanitaires et des autorités compétentes afin d’apporter une assistance adaptée à ces populations en détresse.