Sud-Kivu : ville morte à Mwenga pour dénoncer les tracasseries de certains militaires et Wazalendo 

Mwenga sur la carte
Mwenga sur la carte

Les habitants de Mwenga dans la province du Sud-Kivu ont observé, ce mardi 24 mars, une journée ville morte pour dénoncer les tracasseries multiples dont ils sont victimes de la part de certains éléments FARDC et Wazalendo.

Les activités étaient perturbées à Mwenga centre, Buziba, Kitutu, Lugushwa, Kakemenge, Kibe et ailleurs. " Écoles, boutiques, marchés ... tout était fermé ", dit un habitant du milieu.

Pour la société civile locale, cette manifestation intervient après plusieurs dénonciations sans échos favorables des autorités territoriales.

"  La population s'insurge contre les barbaries et tracasseries de certains éléments FARDC et Wazalendo qui extorquent la population. En cas de résistance, ils menacent de leur ôter la vie ", dénonce Samuel Itebo, président de la société civile forces vives de Mwenga. 

Il souligne aussi que plusieurs autres actes d'insécurité sont enregistrés ces derniers jours à Mwenga centre et ses périphéries. " La réapparition des barrières payantes, la saisie et l’utilisation sans compensation des motocyclettes de civils par des militaires, l’occupation sans compensation des hôtels et des maisons de civils ", dénonce Samuel Itebo.

Selon la société civile, le samedi et lundi prochains, d'autres manifestations seront organisées à Mwenga. Pendant ce temps, les associations des motards ont décidé de poursuivre la journée ville morte jusqu'à jeudi.