Caricature : divergences dans l’Union sacrée après la prise de position de Bahati Lukwebo

Caricature Kash/ACTUALITE.CD
Caricature Kash/ACTUALITE.CD

Le deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, fait face à de vives critiques de la part de membres de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) après avoir exprimé son opposition à l’idée de modifier ou de réviser la Constitution de 2006. Cette réforme est pourtant envisagée par le président Félix Tshisekedi depuis la fin de l’année 2024, au sein de la majorité politique appelée Union sacrée de la Nation.

Sur le réseau X, Déo Bizibu, secrétaire général adjoint de l’UDPS, a vivement critiqué Bahati Lukwebo. Selon lui, le chef du regroupement politique Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A) ne peut pas prétendre ignorer les discussions en cours sur la révision constitutionnelle au sommet de l’État et au sein de l’Union sacrée, dont il fait partie du présidium.

Bizibu estime également que contester cette vision politique dans le contexte actuel de guerre dans l’est du pays pourrait affaiblir l’unité nationale. Il a évoqué l’agression attribuée au Rwanda et à son président Paul Kagame, affirmant que les responsables politiques devraient plutôt soutenir le chef de l’État et faire bloc derrière lui dans cette période difficile.

De son côté, Bahati Lukwebo a qualifié le débat sur la révision constitutionnelle de « faux débat » lors d’une conférence de presse à Kinshasa. Selon lui, la RDC ne souffre pas d’un problème de textes mais plutôt d’un manque de dirigeants capables d’appliquer correctement les lois existantes. Il a appelé à un dialogue ouvert entre les acteurs politiques et a invité les partisans de la réforme à gagner d’abord la confiance des citoyens par des résultats concrets.