Le Rwanda a regretté lundi des sanctions américaines qu’il juge « unilatérales », estimant qu’elles « déforment les faits » du conflit dans l’est de la RDC et ciblent injustement « une seule partie » au processus de paix.
Dans un communiqué publié par le bureau du porte-parole du gouvernement, Kigali affirme que les mesures prises par les États-Unis « dénaturent la réalité » de la situation sécuritaire dans l’est congolais.
Le gouvernement rwandais accuse la RDC de violations des accords de cessez-le-feu, évoquant des « attaques de drones constantes et indiscriminées » ainsi que des offensives terrestres qui auraient coûté « de nombreuses vies ».
Kigali soutient également que la coalition gouvernementale congolaise inclut « des mercenaires étrangers », des milices ethniques extrémistes soutenues par l’État, notamment les « Wazalendo », ainsi que les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), qualifiées de « milice génocidaire », combattant aux côtés des Forces armées de la RDC (FARDC).
Selon le communiqué, la RDC s’est engagée, dans le cadre des Accords de Washington, à mettre fin de manière « irréversible et vérifiable » au soutien de l’État aux FDLR et aux milices associées, sans avoir pris « aucune mesure » en ce sens.
Le Rwanda se dit « pleinement engagé » en faveur du désengagement de ses forces, en parallèle avec la mise en œuvre par la RDC de ses propres obligations.
Kigali accueille favorablement la reprise du processus de mise en œuvre des Accords de Washington, notamment à travers le Comité conjoint de supervision, et appelle à une approche « équilibrée » de la part de tous les partenaires.
Le gouvernement rwandais affirme enfin rester engagé dans l’ensemble des volets des Accords de Washington, y compris le cadre d’intégration économique régionale.