L’Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 mars (AFC/M23) a revendiqué les attaques de drones ayant visé dimanche l’aéroport international de Kisangani-Bangboka, dans la province de la Tshopo (nord-est de la RDC), selon un communiqué officiel daté de ce lundi 2 mars.
L’AFC/M23 affirme que ses forces ont mené « une opération ciblée » destinée à « neutraliser et détruire des drones » qui, selon elle, s’apprêtaient à être lancés pour « massacrer des civils et attaquer ses positions » à proximité de la ville de Kisangani. Le mouvement rebelle assure agir dans le cadre de son « devoir patriotique de protéger les populations innocentes ».
La veille, des sources locales et les autorités provinciales avaient indiqué à ACTUALITE.CD que quatre drones avaient été neutralisés au-dessus de l’aéroport. Une première attaque a été déjouée vers 15h locales, puis trois autres drones « kamikazes » interceptés entre 17h et 19h, selon des sources concordantes. Des éclats ont brisé des vitres de certaines infrastructures, sans faire de victimes ni perturber la tour de contrôle.
Le gouvernement provincial a confirmé dimanche soir la neutralisation des quatre engins. L’un d’eux s’est écrasé au sol alors qu’un appareil de la CAA annonçait son atterrissage, ont précisé les mêmes sources. Des habitants vivant à proximité de l’aéroport ont quitté temporairement leurs domiciles par précaution.
Le gouverneur de la Tshopo avait attribué ces attaques à l’AFC/M23 et au Rwanda. Les rebelles avaient déjà revendiqué une précédente attaque par drones contre l’aéroport de Bangboka fin janvier. Les 31 janvier et 1er février, les autorités provinciales avaient accusé la rébellion d’avoir visé l’aéroport, avant que l’armée ne déclare avoir maîtrisé la situation.
Par ailleurs, Willy Ngoma et plusieurs membres de la rébellion ont été touchés par des frappes de drones le 24 février dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu.