La PM Suminwa a posé la première pierre pour la construction du centre des infrastructures "Félix Tshisekedi" censé abriter tous les services en charge d’infrastructures 

Pose de la première pierre pour construire le centre des infrastructures
Pose de la première pierre pour construire le centre des infrastructures

La Première ministre, Judith Suminwa a procédé, ce jeudi 22 janvier, à la pose de la première pierre pour la construction du Centre des infrastructures Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo (CIFATT) qui est censé regrouper tous les services qui ont dans leurs attributions, les infrastructures. L’objectif est de doter l’administration publique d’infrastructures modernes capables d’améliorer durablement les conditions de travail des agents et cadres dans le cadre des six engagements du second mandat du Chef de l’État.

Ce complexe, qui sera érigé dans la commune de la Gombe, le long du boulevard Tshatshi, plus précisément sur le site du Bureau technique de contrôle (BTC). Il s’agira d’un immeuble de 17 niveaux, comprenant 14 étages, un rez-de-chaussée ainsi que deux parkings en sous-sol. Financés par le gouvernement congolais, les travaux, d’une durée de 24 mois, seront exécutés par la Société de gestion de péage du Congo (SOPECO), avec l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT) comme maître d’ouvrage délégué.

Selon le directeur général de l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT), Nico Nzau Nzau, le choix de regrouper, au sein d’un même immeuble, le cabinet du ministre des Infrastructures et Travaux publics ainsi que l’ensemble des services stratégiques du secteur répond à des objectifs clairs de gouvernance publique, notamment la réduction des cloisonnements administratifs, le renforcement de la coordination technique et interservices, l’accélération de la prise de décision, ainsi que la consolidation de la redevabilité et de la transparence.

"Cet édifice sobre aux exigences techniques élevées et performances durable, fruit des études et d'une conception issue d'une ingénierie et intelligence d'un service public congolais en l'occurrence l’Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT). Ce produit est le fruit d'un travail technique rigoureux conduit au sein de l'administration congolaise elle-même. La conception architecturale et fonctionnelle de cet édifice est issue d'une analyse fine des besoins réels de l'administration d'une projection sur les 20 à 30 prochaines années et d'une culture de la performance acquise au fil des grands projets structurants du pays. L’infrastructure n’est pas un luxe, elle est la condition silencieuse de l’efficacité publique", a indiqué le DG de l’ACGT, Nico Nzau Nzau.

Le coût global de ce projet est estimé à 25 millions USD. De son côté, le représentant de la Société de gestion de péage du Congo (SOPECO), chargée de l’exécution de ce projet, a rappelé que cette initiative, d’une importance stratégique majeure, constitue une illustration concrète des principes de bonne gouvernance, de gestion rigoureuse des ressources publiques, ainsi que de la qualité du partenariat entre l’État congolais, l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT) et les concessionnaires, notamment la SOPECO et la SGR.

"Il convient de souligner avec insistance que le financement de cet ouvrage provient exclusivement des économies réalisées sur les redevances issues des prestations dégagées par l’ACGT dans l’exercice de sa mission de mise en œuvre et de suivi des contrats de concession conclus entre le Gouvernement de la République démocratique du Congo, SOPECO et la SGR. Ce choix traduit une volonté claire de convertir les gains issus d’une gestion efficiente en investissement structurant, sans recours à des ressources additionnelles du Trésor public. En sa qualité de partenaire financier et constructeur, la société SOPECO réaffirme son engagement à livrer un ouvrage exemplaire, conforme aux exigences contractuelles, respectueux des délais et répondant aux standards techniques les plus élevés", a rassuré le représentant de SOPECO.

Par ailleurs, John Banza Lunda, Ministre des Infrastructures et Travaux publics, estime que cet ouvrage permettra à la RDC de se faire respecter auprès des partenaires et tiers. En sa qualité de maître d’ouvrage, il a réaffirmé l’engagement de son ministère à veiller au respect des délais et des exigences prévues pour la réalisation de ce projet. 

"Ce centre sera le creuset. D’ici deux ans au plus tard, c’est ici que seront conçus les grands projets qui matérialiseront la vision précieuse et salutaire du Président de la République. Ce centre nous redonnera du respect lorsque nous accueillerons nos partenaires. À la seule vue du bâtiment et de ceux qui le compose, ils comprendront qu’ils sont au Congo, et pas n’importe quel Congo : la République démocratique du Congo. Merci pour votre vision et pour cette infrastructure d’une importance capitale. Soyez rassurée que nous mettrons toute la pression nécessaire afin de respecter non seulement les délais, mais également l’ensemble des exigences techniques définies. À travers ce centre, la voix du Congo sera portée et balisée", a-t-il affirmé.

D’après la fiche technique, le projet s’étend sur une superficie de 19 548 m² et comprend : Deux niveaux de parking en sous-sol (2 330 m² chacun), d’une capacité totale de 180 places ; Un parking extérieur de 42 places ; Un rez-de-chaussée de 952 m² ; Quatorze étages (superficie totale : 13 470 m²) ; Un toit-terrasse de 466 m² ; Trois entrées distinctes : une principale, une pour les hôtes et une dédiée aux services. 

Selon le même document, l'ouvrage comprendra également Un local en sous-sol destiné aux services généraux ; une infirmerie avec services connexes ; un plateau technique de 265 m² ; une salle des serveurs de 53 m² ; deux salles polyvalentes d’une capacité totale de 400 places ; deux salles de conférences de 100 places chacune ; cinq blocs sanitaires (un par étage) ; trente-six bureaux paysagers ; 263 bureaux individuels ou partagés pour cadres (2, 3 ou 4 par bureau) ; 27 salles de réunion ; un restaurant d’une capacité de 150 personnes.

Clément MUAMBA