Lubero : même après les vacances des festivités de fin d’année, les cours n’ont pas repris dans la sous-division de Njiapanda à cause de l’insécurité marquée par les récentes attaques ADF

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Illustration/Photo ACTUALITE.CD

Après les vacances de Noël et du Nouvel An, les cours n’ont pas effectivement repris comme prévu depuis le mardi 6 janvier 2026 dans plusieurs écoles de la sous-division de Njiapanda, située dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu.

Si la rentrée scolaire est signalée comme effective, bien que timide, dans certaines zones comme Njiapanda et Kambau, les activités scolaires demeurent totalement paralysées dans le nord du territoire de Lubero. À Manguredjipa et Byambwe, aucune reprise n’a été observée en raison de l’insécurité persistante attribuée à l’activisme des rebelles des ADF.

Les écoles concernées par cette paralysie se trouvent principalement dans des entités ayant enregistré plusieurs attaques armées en décembre 2025, notamment dans les localités de Njiapanda, Byambwe, Itendi et Kaheku. Ces violences ont entraîné des déplacements massifs de populations civiles vers des zones jugées plus sécurisées, selon des sources locales.

Dans le groupement Manzia, à Njiapanda, la rentrée scolaire a été observée avec une faible affluence d’élèves. À l’école primaire Kabuhiro, seuls huit élèves se sont présentés. En revanche, dans certaines écoles primaires telles que Mambowa, Njiapanda et Maboma, ainsi que dans quelques établissements secondaires, une présence d’apprenants a été constatée à un niveau relativement plus encourageant.

Dans les villages récemment attaqués par les ADF, aucune activité scolaire n’a été possible. À Manguredjipa comme à Byambwe, aucun élève n’a été aperçu dans les écoles.

Dans certaines agglomérations considérées comme relativement sécurisées, des responsables d’établissements scolaires espèrent une augmentation progressive de la présence des élèves et des enseignants dans les jours à venir, afin de rattraper les 41 jours de cours perdus depuis le mois d’octobre dernier, conséquence des multiples exactions contre les civils.

Josué Mutanava, à Goma