Washington valide de nouveaux investissements de la DFC en Afrique dans les minerais critiques et l’énergie 

Mines de Rubaya
Mines de Rubaya

Le conseil d’administration de la Société américaine de financement du développement international (DFC) a approuvé de nouveaux investissements stratégiques destinés à renforcer les chaînes d’approvisionnement américaines en minerais critiques, la sécurité énergétique ainsi que la souveraineté et la stabilité de partenaires clés, selon un communiqué publié jeudi.

Ces transactions concernent l’Afrique et visent à soutenir le développement économique, améliorer la résilience énergétique et consolider des chaînes d’approvisionnement jugées essentielles à la croissance, à la sécurité et à l’innovation des États-Unis.

Le directeur général de la DFC, Ben Black, a déclaré que ces approbations « soulignent l’approche disciplinée de la DFC pour faire avancer les intérêts stratégiques des États-Unis à l’étranger, fondée sur la rigueur financière ». Il a évoqué des investissements prioritaires en Afrique destinés à renforcer les chaînes d’approvisionnement en énergie et en minerais critiques.

En raison de considérations de confidentialité, les transactions approuvées ne sont pas identifiées à ce stade. Comme pour toute décision de la DFC, les projets restent soumis à des étapes supplémentaires avant engagement et clôture, notamment une notification au Congrès.

La réunion du conseil s’est tenue en présence des membres publics et privés du conseil d’administration. En amont, la DFC a organisé une audition publique afin de permettre aux parties prenantes d’exprimer leurs points de vue sur les activités de l’agence.

Le communiqué précise que cette réunion intervient après l’extension récente des prérogatives de la DFC par le Congrès américain, qui a levé certaines limitations géographiques dans des secteurs stratégiques, porté le plafond d’investissement de l’agence à 205 milliards de dollars, renforcé ses capacités en matière de prises de participation et créé un nouveau fonds d’investissement rotatif.

Par ailleurs, les États-Unis ont lancé à la mi-février, avec la Commission de l’Union africaine, un groupe de travail stratégique sur les infrastructures et l’investissement, chargé de transformer des priorités stratégiques en projets finançables. Les corridors sont présentés comme des leviers d’intégration économique et de compétitivité.

Un projet pilote transfrontalier est envisagé comme preuve de concept. La République démocratique du Congo est explicitement évoquée, possiblement dans un cadre régional d’intégration économique avec le Rwanda.

Selon les éléments communiqués, les projets devront être commercialement viables et alignés sur l’Agenda 2063. Les autorités américaines indiquent vouloir mobiliser des instruments financiers tels que la DFC, la Banque d’export-import des États-Unis (EXIM) et des banques multilatérales, ainsi qu’appuyer des réformes réglementaires et l’harmonisation des cadres juridiques afin de réduire les risques.

Les secteurs ciblés comprennent les infrastructures et les chaînes d’approvisionnement en minerais critiques. Les États-Unis appellent les gouvernements et le secteur privé à identifier les obstacles et à proposer des projets prioritaires.