Le ministre congolais des Mines, Louis Watum Kabamba, a détaillé cette semaine, lors du forum économique Makutano à Kinshasa, un projet majeur de production de fer dans la Grande Orientale, qu’il présente comme un chantier « structurant » pour la RDC.
Le ministre a indiqué que le pays dispose « d’environ 20 milliards de tonnes de minéraux de fer » dans cette région. « Vingt milliards pèsent vingt milliards », a-t-il lancé, assurant que ce gisement fera l’objet d’une exploitation à grande échelle. Il a expliqué que le gaz extrait du lac Kivu pourrait être transporté « en gazoduc jusque-là » pour produire des « éponges de fer » puis de l’acier.
Louis Watum a affirmé que la préparation du projet est « suffisamment avancée », qu’il sera « très bientôt » présenté en commission interministérielle puis au gouvernement, et que des partenaires sont « prêts à financer ». L’investissement attendu est, selon lui, « un peu plus de 50 milliards de dollars ».
Il a ajouté que le corridor prévu autour de ce projet comprendrait des zones industrielles et des « zones économiques spéciales », ainsi que des centrales hydroélectriques destinées à fournir l’énergie nécessaire.
Évoquant l’enjeu d’intégration territoriale, le ministre a rappelé que la RDC a longtemps fonctionné en « trois zones économiques », l’Est tourné vers Nairobi, le Sud vers l’Afrique australe et l’Ouest vers l’Atlantique. « Avec ce projet ferroviaire, nous allons réunir toute la RDC. Du nord au sud, de l’est à l’ouest, ça fera un seul pays », a-t-il dit, en référence à la dorsale ferroviaire envisagée « de la Grande Orientale jusqu’à Banana ».
« Voilà le type de projet que nous souhaitons faire pendant notre mandat. Des projets vraiment structurants », a conclu Louis Watum.