RDC-Lubumbashi : l'IGF alertée sur une tentative de surfacturation des fonds destinés à la réhabilitation de l'aéroport de la Luano

Aéroport de la Luano dans la ville de Lubumbashi
Aéroport de la Luano dans la ville de Lubumbashi

L’Association congolaise pour l’accès à la Justice (ACAJ) sollicite l'implication de l'Inspection générale des finances (IGF) d’arrêter une tentative des détournements des fonds relatifs à la réhabilitation de l'aéroport de la Luano à Lubumbashi, chef-lieu de de la province du Haut Katanga.

D'après son coordonnateur, Maître Georges Kapiamba, il y a des manœuvres en cours en vue de procéder à la surfacturation de ces travaux.

« J’alerte Alingete Jules sur la surfacturation des travaux d’érection du mur de clôture de l’aéroport de Luano à Lubumbashi. La facture est passée de 2.500.000 Usd à 7.500.000 Usd, et sera payée par la redevance go pass ! Il faut prendre des mesures conservatoires », a-t-il dit dans un tweet ce mardi 2 mai. 

Lors de la quatre-vingt-dixième réunion du conseil des ministres, tenue le 10 mars 2023, le président de la République avait appelé le gouvernement à la prise des mesures idoines urgentes afin de garantir la mise en conformité nationale et internationale de l’exploitation de l’aéroport de Lubumbashi pour accéder à la satisfaction de la norme dite " certification " en vue de se conformer aux exigences nationales et aux normes internationales de l’organisation de l’aviation civile internationale (OACI).

D'après le compte rendu de la réunion, l'un des avantages de cette action est de pallier la menace contre l’intégrité de cet aéroport en général et contre la sécurité des opérations aériennes en particulier, menace consécutive à l’accroissement démographique de la population de Lubumbashi et l’expansion urbaine et péri-urbaine.

Pour Félix Tshisekedi, cette certification devrait concerner tous les trois autres aéroports internationaux : Kinshasa, Kisangani et Goma.

Ouvert à la navigation aérienne publique en 1957 après des travaux de sa construction commencée en 1954, l’aéroport de Lubumbashi dispose, aujourd’hui, d’une tour de contrôle de 29 mètres de hauteur équipée de matériels de communication air/sol aux normes internationales d’aide à la navigation aérienne et à l’atterrissage d’une piste de 3.250 mètres de longueur pour 50 mètres de largeur et d’un nouveau système de balisage lumineux de piste moderne, avec deux rampes d’approche assistant les avions pour des atterrissages sécurisés, avait rappelé le ministre des transports, voies de communication et désenclavement, Marc Ekila.

A ce jour, il demeure impérieux d’ériger la clôture de l’aéroport et de le certifier en priorité. Il a rassuré le conseil du processus en cours pour la passation du marché de cette clôture périmétrique qui devra s’étendre sur 21 kilomètres avec une hauteur réglementaire de 2,50 mètres. Les travaux seront entièrement financés par le gouvernement de la République.

Clément MUAMBA