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RDC: Matata à la rescousse de Kaluba
Mercredi 11 mai 2022 - 13:05
Matata à la Cour constitutionnelle
Matata à la Cour constitutionnelle

Le 15 novembre 2021. L’arrêt est attendu par toute la scène politique congolaise. Ce qui est en jeu, ce n’est pas qu’une affaire de justice, c’est aussi l’avenir politique de Matata Ponyo, l’ancien Premier ministre, qui rêve de devenir président de la République. 

Alors que le champagne s’apprête à être sabré dans le camp des détracteurs de l’homme à la cravate rouge, la Cour constitutionnelle, à sa tête  Dieudonné Kaluba, se déclare incompétente. Elle relève que « la compétence juridictionnelle étant d’attribution, le prévenu Matata Ponyo, qui a cessé d’être Premier ministre en fonction au moment où les poursuites contre lui sont engagées, doit être poursuivi devant son juge naturel, de sorte que, autrement, il serait soustrait du juge que la Constitution et les lois lui assignent, et en violation de l’article 19 alinéa 1er de la Constitution ».

Dans l’entourage de Félix Tshisekedi, on est formel : Dieudonné Kaluba a été corrompu. La confiance est rompue et le sort de ce professeur ordinaire est scellé. Dès lors, quand le greffier en chef de la haute cour annonce pour le 10 mai un tirage au sort pour le renouvèlement de certains juges, tous les analystes sont unanimes : Dieudonné Kaluba va tomber. Ce qui devait être fait a été fait. 

De son côté, Matata Ponyo, récemment investi candidat à la présidentielle de 2023 par son jeune parti, se montre toujours jaloux de sa réputation, tient à son image et prend la défense du très bientôt ex-juge constitutionnel : « Je n’ai jamais corrompu le Professeur Kaluba pour orienter la décision de la Cour sur le dossier Bukangalonzo ». 

Fidèle à sa ligne de défense, lui qui a toujours dénoncé un procès qu’il qualifie de politique assène : « les juges de la Cour ont dit le bon droit et ont clos définitivement toutes les poursuites à mon endroit. Honneur à ce professeur d’université qui a refusé de dire le droit politique ».

Entre-temps, 2023 n’est plus aussi loin. Félix Tshisekedi est accusé de vouloir installer des fidèles à des postes clés de l’appareillage institutionnel : de la  CENI à la Cour constitutionnelle en passant par des organes délibérants. Le tout, après des élections des gouverneurs largement remportées par l’Union sacrée.

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