Le député national Iracan Gratien de Saint Nicolas a décidé de surseoir le dépôt de la pétition initiée contre Christophe Mboso, président de l'Assemblée nationale conformément à la réglementation de la chambre basse du parlement. Dans une correspondance adressée au président de l'Assemblée nationale, il a fait savoir que ce sursis s'explique par les avancées positives constatées ces derniers temps au niveau de l'Assemblée nationale en faveur de la population congolaise.
"Nous avons décidé de surseoir le dépôt de la pétition initiée contre votre personne depuis janvier 2022 bien qu'ayant atteint 129 signatures et conforme à notre réglementation de la Chambre basse. Vous avez montré un signe de bonne volonté politique exigeant au Gouvernement le respect des recommandations et résolutions de l'Assemblée nationale. Les moyens d'information et contrôle parlementaire sont effectivement respectés et programmés. Ces actions rencontrent les intérêts du peuple et nous donnent le courage de soutenir les bonnes initiatives sans pour autant orienter nos revendications dans des attaques personnelles. Notre idéal reste le Peuple. Nous restons honnêtes et engagés pour le bien de notre pays", a écrit l'élu de Bunia Ville dans la province de l'Ituri dans la province de l'Ituri dans une correspondance parvenue à ACTUALITE.CD dimanche 3 avril 2022.
À titre illustratif, cet élu de Ensemble pour la République de Moïse Katumbi évoque quelques cas qui l'ont poussé à surseoir sa démarche contre Christophe Mboso, président de l'Assemblée nationale.
"Nous nous réjouissons donc : de la suppression complète du prélèvement illégal RAM ( Registre des Appareils Mobiles), des rencontres productives entre la Commission Défense et Sécurité avec le Gouvernement ; de la descente effective du Premier Ministre dans les deux zones sous état de siège pour s'imprégner des réalités vécues par la population ; de la déchéance du Ministre de l'Économie, ce qui est un message fort à tout membre du Gouvernement qui s'hasarderait à négliger le Peuple", a-t-il ajouté.
Dans sa démarche, il avait retenu plusieurs griefs contre Christophe Mboso, notamment la gestion chaotique de l'Assemblée nationale, le non-respect vis-à-vis des élus du peuple et la non-prise en compte de quelques recommandations formulées par les députés nationaux, notamment la suppression des prélèvements du Registre des appareils mobiles (RAM), le blocage des initiatives de contrôle parlementaire et tant d'autres.
À l'ouverture de la session parlementaire de mars, Christophe Mboso, président de l'Assemblée nationale avait annoncé l'institution de la journée de mercredi comme journée consacrée au contrôle parlementaire.
"Votre Bureau vous a entendu chers Collègues. Il veillera à la programmation systématique, chaque mercredi, de vos initiatives de contrôle jugées recevables afin de vous permettre d’exercer vos prérogatives constitutionnelles", a-t-il dit.
Clément Muamba