Le traffic a repris depuis le mardi 2 juin entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Burundi via la frontière de Kavimvira dans le territoire d'Uvira.
Après plusieurs mois de fermeture, les deux parties ont convenu d'un commun accord de reprendre avec les activités sur la frontière de Kavimvira dans la partie Sud-Sud de la province du Sud-Kivu.
Dans une correspondance adressée au gouverneur de province, la députée provinciale Furahisha Mukuhano Philad a saisi l’autorité provinciale sur le prix exorbitant côté burundais et qui désavantage les Congolais. Pour cette élue du territoire d'Uvira, le prix devrait être proportionnel de deux côtés.
« ll s'agit en effet de la perception des frais de test de Covid-19 par les deux parties dont 5 dollars américains pour les nationaux et 10 dollars américains pour les étrangers et la partie congolaise et cependant la partie burundaise exige pour seulement l'entrée-sortie 15.000 francs
burundais pour les Burundais et 30 dollars américains pour les étrangers dont les
Congolais. Cela vient alourdir la situation que traverse les Sud-kivutiens, qui empruntent ce tronçon alors qu'ils font encore face aux effets néfastes de la pandémie du covid-19 hormis ceux de l'insécurité et du
chomage en outrance », indique la députée Furahisha Mukuhano Philad.
Ce montant exhorbitant, selon cette élue, ne favorise pas le côté congolais et appelle le gouvernement congolais à la réciprocité en exigeant le même montant pour les Burundais.
« Cela étant, je vous prie de prendre, en toute urgence, le contact avec les autorités burundaises en vue d'harmoniser et baliser ainsi cette différence dans le traitement des populations de ces deux pays. Faute de trouver un consensus en faveur de nos compatriotes congolais, en vertu des prérogatives constitutionnelles et réglementaires vous dévolues, je vous demande d'instruire les services migratoires congolais d'appliquer le principe de réciprocité contre les Burundais qui traverseront la frontière congolaise », ajoute t-elle.
Uvira et Bujumbura, deux villes transfrontalières, les habitants sont en contact permanent. Les habitants vivent l'interdépendance des uns et des autres grâce au commerce transfrontalier exercé par ces derniers.
Justin Mwamba