Covid-19: la délégation mixte OIM,PNC, IGPNC et UNPOL satisfaite de l'évolution du projet de renforcement de la riposte covid-19 à Kinshasa grâce l'amélioration de la préparation et de l'efficacité de la PNC
 Passage du général à Lemba (Crédit photo: OIM)

La délégation mixte constituée de l'Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), la Police Nationale Congolaise (PNC), l'Inspection Générale de la Police Nationale Congolaise (IGPNC) et de la Police de Nations Unies(UNPOL) a effectué, du 18 au 19 février, une tournée à Mbakana(Maluku), Lemba et Kalamu pour évaluer la formation des policiers, le coaching des effectifs déployés sur terrain et la sensibilisation de la population sur la riposte contre le coronavirus.  À l'issue de cette dernière, la délégation mixte conduite par le commissaire divisionnaire adjoint Romy Eluka s'est dit satisfaite de l'évolution du projet. Pour lui, la tendance baissière du taux des malades est due aussi en partie aux efforts déployés par la police en faisant respecter les mesures-barrières et les prescriptions des autorités politico-sanitaires.

" Quand on constate que la courbe est descendante, c'est que quelque part la police a fait son travail. Parce que, qui peut avoir le quitus, le pouvoir légal d'intimer aux citoyens l'ordre de pouvoir porter les masques et de se conformer à la pratique des gestes-barrières? Ce n'est que le policier à qui la loi a conféré cette autorisation légale. Donc, quand le policier demande à population, au citoyen de se conformer aux gestes-barrières et à toutes les prescriptions qui seront édictées par l'autorité tout comme par le médecin, c'est de la police administrative qu'on est en train de faire. Donc, automatiquement nous pouvons affirmer que cette courbe descendante est entre autre due au travail des policiers sur terrain", a déclaré le commissaire divisionnaire adjoint Ekuka Romy, chef de la délégation mixte.

Il a poursuivi en précisant qu'en amont, avec leurs partenaires, il était prévu notamment la formation des policiers, la sensibilisation de la population sur le respect des mesures-barrières. 

" Nous nous étions mis d'accord avec nos partenaires au début de ce projet que nous devrions procéder  notamment à la formation des formateurs, formations des coachs et sensibiliser la population quand à l'existence de la maladie à coronavirus, nous descendre sur terrain pour distribuer les matériels et sensibiliser également les policiers, leur demander de contrôler la population si celle-ci se soumet à l'application des gestes-barrières. Nous avions planifié le tout et demandé a ce qu'après, nous puissions descendre sur terrain pour vérifier si le tout a été fait(...)", précise-t-il.

A Mbakana, la police s'inquiète du non respect par la population des mesures-barrières et dit opposée la loi pour en faire respecter.

"Nous sommes venus suivre les enseignements en rapport avec le coronavirus notamment sur la façon de se protéger contre cette pandémie. Nos responsables ont délégué ces experts pour venir nous sensibiliser sur la protection contre le coronavirus. C'est la deuxième fois que nous recevons des formateurs sur cette problématique. Là où nous sommes(à 140 km du centre ville) nous sommes éloignés du centre et la population pense que,  étant éloignée, elle n'est pas concernée par cette pandémie de coronavirus. Alors que, la maladie existe et les gens quittent le centre ville pour ici. C'est pourquoi nous avons le devoir de faire respecter les gestes-barrières édictés pour lutter contre la propagation de la covid-19. Une franche de la population respecte mais un grand nombre pense toujours que cette maladie n'existe pas. Nous continuons à sensibiliser la population. Nous veillons à ce que toutes les mesures prises par le Chef de l'Etat notamment le couvre-feu" a fait savoir Yaudi Teba Jean, commissaire de police, chef d'antenne du commissariat de Mbakana.

Ces activités sont organisées dans le cadre de la mise en œuvre du projet de renforcement de la riposte Covid-19 à Kinshasa grâce à l'amélioration de la préparation et de l'efficacité de la PNC, financé par l'Union européenne à travers son Instrument contribuant à la Stabilité et à la Paix (IcSP).

Depuis le début de l’épidémie déclarée le 10 mars 2020, le cumul des cas est de 25.080 dont 25.079 cas confirmés et 1 cas probable. Au total, il y a eu 700 décès et 16.135 personnes guéries.

Les 23 provinces touchées : Kinshasa 19.047 cas ; Kongo Central 1.473 cas ; Nord-Kivu 1.465 cas ; Haut-Katanga 1.260 cas ; Sud-Kivu 726 cas ; Lualaba 338 cas ; Ituri 224 cas ; Tshopo 109 cas ; Haut-Uélé 95 cas ; Equateur 50 cas ; Nord-Ubangi 40 cas ; Maniema 20 cas ; Kasaï Central 17 cas ; Kwilu 9 cas ; Sud-Ubangi 7 cas ; Tanganyika 7 cas ; Kasaï Oriental 7 cas ; Bas-Uélé 6 cas ; Kwango 4 cas ; Kasaï 2 cas ; Maï-Ndombe 2 cas ; Tshuapa 2 cas et Haut-Lomami 1 cas.        

 Berith Yakitenge

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