La crise au sein de la coalition FCC-CACH s’accentue. Les partenaires au pouvoir depuis bientôt deux ans ne coopèrent plus convenablement en raison des désaccords observés dans la gestion du pouvoir.
Le camp Kabila accuse Tshisekedi de violer la constitution et les dispositions de l’accord les liant dans le cadre de la coalition. C’est notamment le cas de la nomination des juges constitutionnels. Le camp du Chef de l’Etat rejette ces accusations. La persistance de ces désaccords a conduit Félix Tshisekedi à entamer des consultations pour la formation de l’union sacrée pour la nation.
Tshisekedi et Kabila jouent actuellement leurs cartes diplomatiques. D’après Jeune Afrique, Joseph Kabila a adressé une correspondance aux présidents du Kenya, de l’Afrique du Sud et de l’Egypte, et au secrétaire général de l’ONU « témoins de l’accord » pour faire part de la préoccupation. Kikaya Bin Karubi, conseiller de Kabila en matière diplomatique a déposé la copie de cette correspondance à Pretoria auprès des ambassades des pays membres de la SADC non représentés à Kinshasa, toujours selon JA.
Pour sa part, le camp Tshisekedi mène aussi la bataille auprès des Etats africains. La semaine dernière, trois proches du président congolais étaient reçus par Paul Kagame du Rwanda. La bataille devrait se poursuivre dans d’autres capitales africaines voire en Europe.