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Jeanine Mabunda a expliqué aux journalistes réunis à l’hôtel Sultani à Kinshasa que les responsables de deux chambres du parlement avaient rencontré Félix Tshisekedi le 13 janvier 2020. 

« J’ai le privilège de par ma fonction de ne pas avoir besoin d’attendre qu’il soit à l’extérieur pour parler de certains sujets. Comme les veulent les pratiques institutionnelles, nous avons eu un long entretien avec le président de la République », a dit la présidente de l’Assemblée nationale.

L’entretien a duré 2H30. Ils ont échangé sur « des sujets qui sont des pointes d’alerte, des sujets qui peuvent mettre le citoyen congolais mal à l’aise, sur des sujets qui peuvent diviser ou qui ne peuvent pas faciliter la cohésion nationale », a révélé Jeanine Mabunda.

La thématique de dissolution de l’Assemblée nationale, la crise dans les provinces, les réformes institutionnelles étaient également au coeur de ces échanges.

Jeanine Mabunda a aussi dit que c’était un entretien franc où « chacun a ses convictions, son identité politique, son expérience institutionnelle ». 

Jeanine Mabunda et Alexis Thambwe Mwamba, président du Sénat, avaient rappelé à Félix Tshisekedi « la ratio legis de l’article 148 de la constitution. Il ne faut pas jeter les articles de la constitution en pâture, à des incompréhensions ou des malentendus », a dit Mabunda.

« Le Congolais m’a confié une mission et je dois rendre compte à ce peuple. Et celui qui ne va pas suivre mes instructions et qui s’attachera aux instructions de sa famille politique, il sera viré », avait déclaré Félix Tshisekedi le 19 janvier devant les congolais de Londres.

Front Commun pour le Congo (FCC) et Cap pour le Changement (CACH) sortent à peine d’une crise après des vidéos montrant des effigies de Félix Tshisekedi en flammes. Il avait fallu l’intervention de responsables de ces deux plateformes pour éteindre le feu. 

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