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Médecins Sans Frontières (MSF) a décidé, depuis le 4 décembre, d’évacuer temporairement son personnel de la région de Biakato (Ituri). Dans la nuit du mercredi 27 au jeudi 28 novembre 2019, une sous-coordination de lutte contre Ebola a été attaquée par des hommes armés identifiés comme des Maï-Maï. Trois membres des équipes de la riposte avaient perdu la vie. Il s’agit d’un prestataire et d’un chauffeur de la commission vaccination et d’un autre chauffeur.

MSF rapporte un nouvel incident sécuritaire dans cette zone.

« Tôt le matin du mardi 3 décembre, un groupe de personnes armées de bâtons et de machettes ont fait intrusion dans le centre de santé de Biakato. Ils ne sont pas arrivés jusqu’au centre de traitement Ebola qui se trouve dans l’enceinte et personne n’a été blessée. La même nuit, un groupe de personnes aussi armées de bâtons et de machettes ont tenté de pénétrer dans la base de MSF, à Biakato Mines. Des pierres ont été jetées sur la base pendant un moment, mais personne n’a été blessé », explique l’organisation médicale qui offre des soins de santé dans la région depuis 2016.

Durant l’épidémie d’Ebola, MSF a travaillé de façon très proche avec la communauté de Biakato pour identifier et répondre aux priorités de santé en lien, ou non, avec la maladie Ebola. L’organisation a notamment réhabilité les puits et construit une pédiatrie. En soutien au ministère de la Santé, MSF a aussi offert des soins de santé primaire et des soins pédiatriques hospitaliers. En novembre 2019, toujours avec le ministère de la Santé, c’est MSF qui a construit et géré le centre de traitement Ebola à Biakato.

« Ne pouvant plus garantir la sécurité de son personnel, MSF a pris la décision d’évacuer temporairement son personnel de Biakato. La décision de quitter cette communauté, avec qui MSF a travaillé de façon très proche toutes ces dernières années, a été extrêmement difficile à prendre », ajoute MSF dans un communiqué.

Depuis le début de l’épidémie, le cumul des cas est de 3.320, dont 3.202 confirmés et 118 probables. Au total, il y a eu 2.209 décès (2091 confirmés et 118 probables) et 1084 personnes guéries. Les activités de la riposte à l’épidémie de la Maladie à virus Ebola sont paralysées également dans les sous-coordinations de Beni et Mangina, toujours pour des raisons sécuritaires.

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