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Au cours de la plénière du lundi 18 novembre 2019, il y avait quarante et une interventions des députés sur le projet de loi de finances 2020. Mercredi, Sylvestre Ilunga Ilunkamba a donné des explications sur les différents indicateurs macroéconomiques sur lesquels se basent les projections budgétaires.

Il a dit que le taux de croissance de 5,4% retenu a été estimé sur base des réalisations à fin juin 2019 et sera soutenu par les branches « bâtiments et travaux publics, transport et commerce ».

Par rapport à la différence avec les projections des institutions financières internationales. Il a soutenu que la mission du Fonds monétaire international (FMI), en annonçant le taux de 3,2 %, a intégré l’hypothèse de la fermeture de MUTANDA MINING. Cette hypothèse est encore en discussion, a t-il dit.

Pour rappel, les principaux indicateurs de ce projet de loi de finances sont les suivants :

  • - Taux de croissance du PIB : 5,4% ;
  • - Déflateur du PIB : 7,3 ;
  • - Taux d’inflation moyen : 6,8% ;
  • - Taux d’inflation fin période : 6,5% ;
  • -Taux de change moyen : 1.687,4 FC/USD ;
  • - Taux de change fin période : 1.687,9 FC/USD ;
  • - PIB nominal : 97.683,7 milliards de FC ;
  • - Pression fiscale : 13,3%.

Quant à la conciliation de la pression fiscale de 13,3% avec le pouvoir d’achat de la population, le Premier ministre a soutenu qu’il faut « reconnaître que cette pression se situe en deçà de la moyenne de l’Afrique subsaharienne estimée à 15% ».

Il a ajouté que  le Gouvernement a pris des mesures pour la faire passer de près de 9% à 13%, sans influer négativement sur le pouvoir d’achat de la population, en préconisant notamment la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales.

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