Il y a 45 ans se déroulait le combat du siècle Ali-Foreman
Ali-Foreman

Il est à Kinshasa 4h15’, soit 23h15’ à New York, le mercredi 30 octobre 1974, lorsque retentit le premier coup de gong du combat du siècle qui oppose deux boxeurs de légende, deux pugilistes noirs américains, dans la catégorie poids lourds, Muhammad Ali, le challenger, et George Foreman, le tenant du titre.

L’atmosphère est étouffante, une forte chaleur qui n’empêche pas les admirateurs du noble art de prendre d’assaut, depuis la fin d’après-midi du mardi 29 octobre, les gradins du stade du 20 Mai (redevenu aujourd’hui stade Père Raphaël), complètement rénové et modernisé, et les alentours du ring. Le groupe d’animation du Haut-Zaïre et le trio Madjesi à la tête de l’orchestre Sosoliso mettent l’ambiance. Sont présents l’ancien champion du monde Joe Frazier, le futur champion du monde Larry Holmes, les monstres sacrés de la musique internationale Aretha Franklin, James Brown, Sonora Mantacera, Celia Cruz, Johnny Pacheco, Ray Bareto, etc.

Quand l’arbitre Clayton demande à Ali et Foreman d’y aller, le public retient son souffle. Muhammad Ali avait déclaré qu’étant «revenu sur le sol de ses ancêtres, la reconquête du titre dont il avait été déchu par ceux qui voulaient l’envoyer se battre dans la guerre du Vietnam» ne pourra lui échapper et les choses pourraient même aller vite et conclure le combat en moins de 10 minutes en le piquant comme une abeille. De son côté, Foreman, sûr de sa surpuissance, disait que "dans un ring on peut courir mais on ne pas s’y cacher".

Le spectacle n’est pas à la hauteur des attentes. Le jeu des jambes de Muhammad n’est pas exécuté, les coups de massue de son adversaire échouent tous dans sa garde serrée. Mais, comme à 98% tout le stade prend fait et cause pour Muhammad, il soutient son chouchou. La fatigue gagne Foreman qui n’arrive pas à trouver la faille. Et, au milieu du 8ème round, Muhammad se dégage des cordes où il a choisi de se réfugier pendant tout le combat pour ne pas s’exposer aux frappes circulaires de son assaillant, pour lui administrer une grêle de coups à la tête qui l’envoie au tapis. Il est compté jusqu’à 10, dans un stade pris de folie. «L’arbitre avait compté trop vite», l’accusera plus tard le perdant.

Tout de suite, moins d’une heure après la fin des échanges, une pluie diluvienne s’abat sur Kinshasa, comme pour baisser la trop forte tension qui avait régné pendant plusieurs jours auparavant.

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