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En compagnie des ministres de l’économie nationale et du commerce extérieur, le gouverneur de la province du Haut-Katanga, Jacques Kyabula Katwe, a conduit  ce mercredi 9 octobre, auprès du ministre de l’agriculture, Joseph Antoine Kasonga, une délégation des investisseurs d’Export Trading Group (ETG), une société spécialisée dans l'agro industrie.

Au cours de cet échange, Il était question de présenter le projet de partenariat avec ce géant kenyan, qui devrait fournir non seulement des produits chimiques mais aussi accompagner les agriculteurs du haut-Katanga dans la culture de maïs afin d’éviter la pénurie constatée dans cette province démembrée du Katanga.

« Nous avons effectué une mission en zambie avec les ministres de l’économie nationale et du commerce extérieur pour chercher des solutions au problème qui se pose chez moi au Haut-Katanga, c’est-à-dire celui de la rareté de maïs. Plusieurs solutions ont été envisagées, il est vrai qu’un contrat d’importation de farine a été signé mais nous nous sommes dits que nous n’allons pas continuer toujours  à importer la farine des pays voisins mais nous pouvons aussi nous prendre en charge. C’est comme cela que nous avons aussi trouvé de partenaires qui sont en mesure de nous accompagner tout en s’inscrivant dans notre politique d'autosuffisance. Il s’agit du groupe ETG, ils sont spécialisés dans la production des fertilisants, des produits chimiques qui peuvent facilement nous permettre d’enrichir la production de maïs. Ils sont prêts à venir s’installer dans ma province non seulement ils sont prêts à venir s’installer comme industriels mais aussi sont prêts à s’installer comme étant fermiers. Ils vont faire des champs mais aussi accompagner les agriculteurs, les encadrer jusqu’à la production.  Ce sont des mesures qui peuvent nous permettre de nous prendre en charge dans un délai record », a expliqué Jacques Kyabula Katwe au sortir de l’audience.

Le numéro 1 du Haut-Katanga a, par l’occasion, appelé la population à l’accompagnement de ce projet et annonce que d’autres investisseurs arriveront prochainement.

« Ça coïncide avec la saison culturale, il est temps que tout le monde se mette à l’œuvre, c’est comme cela même nos partenaires sont là, ils vont le faire. Sans doute qu’ils ne seront pas eux-mêmes à le faire pour résoudre le problème de pénurie mais il s’agit de la participation de tout le monde et ça doit prendre un peu de temps. C’est-à-dire non seulement pour cette saison culturale même pour la saison culturale prochaine. Nous allons œuvrer avec nos amis et ils ne sont pas seuls comme investisseurs, nous avons d’autres contacts et c’est important qu’on arrive à une production industrielle », a-t-il dit.

La province du Haut-katanga connaît depuis un moment une pénurie de maïs. Le prix de la farine est passé de 18.000 et 22.000 à 40.000. Il se négocie même à 50 000 FC. Cette hausse du prix est consécutive à la rareté créée par les importations en provenance de la Zambie.

Un protocole d'accord sur l'importation de la farine de maïs entre le gouvernement Zambien et celui de la RDC avait été signé le 2 octobre dernier à Lusaka. Cet accord visait à sortir la population du Haut-Katangaise de la pénurie et l'instabilité du prix de la farine de maïs, aliment prisé dans le Sud-Est de la RDC.  Le document dit que la Zambie accorde à la RDC un quota de 600.000 tonnes par an dont 400.000 tonnes de farine et 200.000 tonnes de grains de maïs. Selon le ministère de l'économie, le ministre de l'agriculture zambien, Michael Zomondani a annoncé que 5 millions de tonnes métriques de maïs seront exportés en RDC.

Fonseca Mansianga