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RDC : Le CLC lancera à partir du 1er octobre des « actions pacifiques » contre « la corruption et l’impuissance de la justice »

Jeudi 19 septembre 2019 - 18:13
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ACTUALITE.CD

Le Comité Laïc de Coordination (CLC) annonce le lancement à partir du 1er octobre d’une croisade nationale assortie des « actions pacifiques » contre « la corruption, l’impunité, l’impuissance de la justice et des forces de l’ordre ».

Ces actions, selon le CLC, visent à dénoncer des nombreux scandales qui ont fait la une depuis quelques mois notamment les soupçons de corruption des députés provinciaux lors des élections des sénateurs, les invalidations des députés nationaux par la Cour Constitutionnelle  ainsi que la récente affaire de la disparition de 15 millions de dollars du trésor public.

« 15 millions de dollars viennent d’être subtilisés du trésor public pour destination inconnue, suivis des péripéties de menace, de trafic d’influence et d’étouffement du dossier, comme si rien n’avait changé. Hier encore, c’était le scandale de corruption massive des députés provinciaux lors de l’élection des sénateurs, le report exigé par le chef de l’Etat et le rapport du parquet général de la République n’ayant pas connu de suite conséquente. A peine cette page s’était-elle tournée, qu’avait surgi le scandale des invalidations-revalidations des députés devant la plus haute juridiction du pays. La Cour constitutionnelle s’étant empêtrée dans la corruption et le déni de justice minant ainsi les fondements même de l’Etat de droit », renseigne le CLC dans une déclaration ce jeudi 19 septembre et qui, par ailleurs, demande la démission d’ici le 30 septembre de tous les juges de la Cour constitutionnelle pour laisser place aux juges « compétents, dignes et intègres ».

Le CLC dit attendre les « garanties fermes » du gouvernement et des institutions publiques pour arrêter définitivement « la  banalisation de la corruption » et pour que, plus jamais, aucune autorité, quel que soit son rang, ne puisse « toucher impunément à la caisse de l’Etat » et « s’accaparer des biens publics ».

Ivan Kasongo