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Des députés nationaux qui se présentent comme proclamés par la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) à l’issue des élections du 30 décembre 2018, puis invalidés définitivement, ont dénoncé une fois de plus, ce samedi 10 août, les arrêts de la Cour constitutionnelle. Cette dernière, d’après eux, a « organisé une seconde élection » en violation de la loi.

Ces députés, une vingtaine, victimes des arrêts de la haute cour, se sont prononcés au Palais du peuple.

« Avec les arrêts de la Cour constitutionnelle, une nouvelle élection a été organisée et a donné lieu à un monstre de la mythologie grecque appelée Sylla : monstre à 5 têtes, à savoir les députés proclamés élus par la Ceni et invalidés injustement par la Cour constitutionnelle, les députés proclamés élus par la Ceni et omis intentionnellement par la Cour constitutionnelle, les validés de la Cour constitutionnelle invalidés par la même Cour, les invalidés de la Cour constitutionnelle validés par la même Cour, les validés invalidés et revalidés par la Cour constitutionnelle », déclarent-ils.

Ces députés considèrent que leur cas est à part comparativement à ceux qui ont été validés puis invalidés par la Cour. Ils appellent Félix Tshisekedi à prendre des mesures conservatoires en ce qui concerne leurs cas.  

« Nous demandons à son Excellence Monsieur le président de la République, chef de l'Etat de se prononcer en tant que garant du bon fonctionnement des institutions. Nous demandons des mesures conservatoires en attendant une analyse profonde pour dissiper toutes les zones d'ombre relatives à la situation confuse créée par les arrêts de la Cour constitutionnelle », plaident-ils.

Vendredi, le groupe de députés validés puis définitivement invalidés par la Cour avait organisé une marche pour la même fin. Ils voulaient se rendre au Palais de la Nation pour lire une pétition adressée à Tshisekedi mais qui est restée sans réponse. La marche a été interrompue par la police sur le boulevard du 30 Juin.

Ivan Kasongo

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