Le premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba a entamé ce mercredi 7 août les consultations formelles en prélude de la formation du gouvernement. Du côté de l’Enseignement Primaire Secondaire et Professionnel (EPSP), les attentes sont nombreuses de la part des enseignant,s d’où l’interpellation de l’intersyndical de nommer l’un de leurs pour mieux résoudre les maux qui rongent ce secteur.
« Au niveau de l’EPSP, nous demandons qu’il ait un ministre pédagogue de formation et de profession. Qu’on nous donne un enseignant de formation et de profession. C’est celui-là que nous accepterons comme ministre de l’EPSP. Bien sûr qu’il va suivre la ligne dictée par le gouvernement mais lui du moins connaît la situation du ministère, il connaît la situation de l’enseignement dans notre pays. Il ne faut pas envoyer quelqu’un qui viendra tout apprendre, qui fera tout à travers ses conseillers, ça c’est une très mauvaise chose. Lorsqu’on est pédagogue de formation, lorsqu’on est enseignant de formation et de profession, je crois qu’on a une idée de ce qui se passe au niveau du secteur et on pourra mieux se défendre au lieu d’attendre tout des conseillers », a déclaré à ACTUALITE.CD Marcel Niongo, président de l’intersyndical des enseignants de la RDC.
Pour M. Niongo la priorité du nouveau ministre doit être l’amélioration du système éducatif.
« C’est d’abord l’amélioration de la qualité du système éducatif congolais. Mais pour y arriver il faut qu’on puisse arriver d’abord à supprimer la prise en charge des enseignants par les parents parce qu’elle est à la base des plusieurs maux que connaît le système éducatif congolais », a-t-il ajouté.
Selon la partition de postes ministériels faite entre le Front Commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila et Cap pour le Changement (CACH) de Félix Tshisekedi, le portefeuille de l’EPSP revient au camp Kabila. Ce ministère est à ce jour dirigé par Emery Okundji qui assume l’intérim de Gaston Musemena parti siégé à l’assemblée nationale.
Fonseca Mansianga