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Manifestations des employés des commerces étrangers à Kinshasa/Photo d'illustration

Le ministre du Travail et de la Prévoyance sociale, Lambert Matuku Memas, s’est réjoui des progrès réalisés dans la prise en compte des revendications syndicales.

« En réponse au cahier des charges de l’intersyndicale nationale du Congo 2018, le gouvernement a réalisé, en dépit des difficultés conjoncturelles de l’époque, le gros des revendications y contenues, à savoir : l’amélioration des conditions de travail tant dans le secteur privé que public (…) », a-t-il déclaré à l’occasion de la célébration de la Journée internationale du travail, le 1er mai.

Il est également revenu sur l’application du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG).

« (…) la prise du décret sur l’application du SMIG dans le secteur privé, dont le taux a été fixé à 7075 FC par jour pour le manœuvre ordinaire, partant de 1630 FC. Aussi, a-t-il été signé le protocole d’accord avec l’intersyndicale de la Fonction publique sanctionnant les négociations paritaires gouvernement-syndicats du secteur public qui accorde une augmentation salariale sur les 3 ans (2019, 2020, 2021) payable à partir du mois d’avril », a-t-il ajouté.

L’application stricte du SMIG est l’une des principales revendications des syndicalistes. Pour rappel, depuis le début de cette année, les travailleurs congolais dans le commerce réclament notamment l’exécution du «décret n° 18/017 du 22 mai 2018 portant fixation de « SMIG » à 5$ au taux de 1415 FC pour tous les travailleurs du secteur de commerce, y compris les travailleurs placés (sous-traitant) 3ème palier 7.075 FC à partir du 1er janvier 2019».

Selon ce décret, les salaires des travailleurs dans le commerce vont de 296 653,50 FC pour les balayeurs, nettoyeurs et classeurs bac, les moins gradés, à 2 524 535 FC pour les cadres de collaboration notamment les gérants, les plus gradés. Ce traitement prévoit les allocations de transport et de logement pour chaque travailleur.

ACTUALITE.CD