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La grogner des agents de la Direction Générale des Impôts (DGI) a débuté le vendredi 19 avril dernier à Kinshasa. La situation avait légèrement dégénéré quand les forces de l’ordre avaient tenté d’interrompre le mouvement de contestation des agents qui revendiquent des primes ainsi que leur modalité de paiement. Bien que les esprits se soient calmés actuellement, le malaise reste encore palpable d’autant que certains agents promettent d’entamer une grève si jamais leurs cris d’alarme ne sont pas entendus.

ACTUALITE.CD, à travers le Journal du Citoyen (JDC), s’est entretenu avec certains agents mais aussi avec le responsable du syndicat. Ils ont expliqué les différentes revendications qui entourent la grogne au sein de la DGI.

« Le problème qui est à la base de ce soulèvement est un droit légal. Les agents réclament leur droit par rapport aux assignations qui ont été limitées par les législateurs. C’est-à-dire qu’une fois qu’on maximise les recettes, on a une prime de plus. C’est cette prime que les agents sont en train de réclamer. Alors, à ce qu’il paraît, il y a eu un détournement de la part des autorités, notamment par le directeur général. C’est pour ça que les agents sont mécontents », explique un agent de la DGI sous anonymat.

Léopold Samba, vice-président de la délégation syndicale des agents de la DGI, ajoute que ces revendications des agents appellent en même temps à mettre en place un moyen sûr d’obtention de ces primes.

« Nous sommes en train de revendiquer pour que le ministère (Ndlr : des Finances) puisse mettre en place un arrêté afin de fixer désormais les modalités de paye de cette prime parce qu’auparavant cela se faisait par protocole d’accord », dit-il.

Léopold Samba ajoute que des négociations ont déjà débuté pour la mise en place d’une commission mixte censée travailler en synergie avec le syndicat de la DGI et le cabinet du ministère des Finances.

« Cette commission va travailler et examiner en profondeur les modalités de la paie de nos primes à travers l’arrêté ministériel qu’on exige », a-t-il déclaré.

Les agents de la DGI ont depuis regagné les bureaux pour travailler en attendant une suite favorable de la part de l'entreprise.

Richard Musafiri