Nord-Kivu : Un calme précaire à Lukanga (Lubero) après l'assassinat d'un militaire

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Un calme précaire règne à Lukanga, localité située à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Butembo, après l'assassinat, mercredi dernier, d'un élément des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC).

Le militaire a été tué près de la barrière érigée à l'entrée de la localité de Lukanga, rapporte Ndovya Evariste, fonctionnaire délégué du gouverneur du Nord-Kivu.

" C'est vers 17 heures que deux jeunes gens ont assassiné notre militaire. Ces jeunes seraient venus du côté de Musienene. A leur arrivée à la barrière d'entrée, ils l'ont poignardé avant de disparaître avec l'arme du militaire", témoigne-t-il.

L'autorité administrative ajoute que le militaire assassiné faisait partie d'une compagnie basée à Luotu (à 5 km de Lukanga). Son assassinat a créé une panique au sein de la population de Lukanga. Celle-ci craignant des représailles de la part de l'armée. Des habitants se sont retirés depuis mercredi soir de cette localité de près de 15 mille habitants pour trouver refuge dans des villages voisins. Notamment à Luotu, Mageria, Kitsuku, Ikuvula et Kikuka.

Après une réunion de sécurité ténue ce jeudi, à Lukanga, et élargie aux délégués des organisations de la société civile, les autorités constatent que la situation est calme, Lukanga est hors danger. Elles ont appelé, par conséquent, les habitants ayant fui à pouvoir regagner leurs domiciles.

" Nous venons de tenir une réunion de sécurité avec la société civile. Les habitants n'ont aucune raison de craindre le débordement de la situation. Tout est calme. Nous venons d'enterrer le militaire, les enquêtes vont se poursuivre pour repérer ces assassins qui constituent un danger en possédant l'arme du militaire tué. Les habitants doivent regagner leurs domiciles ", indique à ACTUALITÉ.CD Ndovya Evariste.

Les autorités disent ignorer l'identité des agresseurs du militaire abattu. Des sources concordantes révèlent à ACTUALITÉ.CD qu'il y a peu, la zone a été sous l'occupation des miliciens Maï-Maï, lesquels, ajoutent-elles, sont toujours en activité dans certains villages environnants.

Claude Sengenya