Femmes et enfants assis dans une cours à Kanyaruchinya après avoir fuient les combats entre Fardc  / Ph. Ley Uwera

Quelque 260.000 enfants souffrent de malnutrition aiguë sévère et ont besoin d'un traitement vital dans la région du Kasaï en République démocratique du Congo (RDC), a indiqué, mardi, le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF) sans évaluer le volume des fonds nécessaires à la réponse humanitaire. 

Parmi ces enfants figurent ceux qui ont fui avec leurs familles vers les provinces voisines du Kwilu et du Kwango. Le Fonds affirme avoir traité, au cours de deux dernières années, 200.000 enfants souffrant de malnutrition sévère dans la région du Kasaï.

Ces derniers mois, la situation s'est empirée en raison du retour d'au moins 300.000 Congolais d'Angola, ce qui exerce une "pression supplémentaire"  sur les centres de santé, les écoles et autres services de base au Kasaï, explique l'agence onusienne basée à New-York. 

"Nous craignons que les récents résultats que nous avons obtenus pour les enfants ne se perdent à cause de cette situation fragile, maintenant que de nombreuses personnes retournent dans la région en provenance de l'Angola", a déclaré dans un communiqué, le Dr Gianfranco Rotigliano, Représentant de l'UNICEF en RDC.

"Nous avons travaillé sans relâche avec nos partenaires et les communautés locales de la région du Kasaï pour soutenir le lent processus de relèvement après des années de conflit et de violence qui ont dévasté les enfants et les familles", a-t-il ajouté.

L'importante vague d'enfants malnutris a été constaté dans les provinces du Kasaï lors des violences entre miliciens Kamwina Nsapu et forces de sécurité congolaises, entre 2016 et 2017. 

La région était confrontée à des déplacements de population à grande échelle, à des violations des droits de l'enfant et à des niveaux importants de malnutrition chez les enfants, décrit alors l'UNICEF. 

Même si des poches d'insécurité subsistent encore dans ces provinces, des milliers de familles qui avaient fui dans la brousse sont retournées dans leurs communautés locales.

Christine Tshibuyi

 

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